Pollution à Frontignan : « La Ville doit protéger ses habitants »

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Pollution. Le maire Pierre Bouldoire affirme avoir saisi le sous-préfet à propos de l’étude d’Analytika.

 

Dans un communiqué, le maire Pierre Bouldoire répond au sous-préfet, Philippe Nucho interrogé (ML du 3 mars) à propos de l’étude du laboratoire Analytika révélant une pollution de l’air à Frontignan.

 

« J’ai renvoyé ce jour en recommandé le courrier que l’État dit n’avoir jamais reçu. Nous en écrivons de très nombreux chaque année au préfet et à ses services concernant les problématiques de pollutions sur la commune de Frontignan. Je comprends qu’ils soient un peu débordés par cette vague épistolaire. D’ailleurs, l’État est loin de répondre à tout. Nous le regrettons vivement car, comme le rappelle assez justement le sous-préfet Nucho, c’est l’État qui est en première ligne sur ces dossiers car seul compétent et responsable. Lorsque la Ville se substitue à lui, c’est qu’elle considère qu’il ne joue pas son rôle voire qu’il est défaillant ».

 

Et d’étayer ses propos : « C’est précisément ce qui a motivé notre demande d’analyses de l’air auprès d’Analytika, celles-ci, réalisées en deux campagnes (décembre 2015 et février-mars 2016) devant initialement permettre de mesurer les incidences des tests biopiles mis en place par Exxon Mobil dans le cadre de la dépollution des terrains de l’ex-raffinerie. Ce chantier avait été reporté, entre février et avril 2016, et le suivi atmosphérique assuré par Air-LR durant ce tempslà, l’État refusant ensuite malgré la demande de la Ville de maintenir le dispositif de surveillance de la qualité de l’air au-delà… J’en profite pour redire que nous demandons toujours que l’entièreté des travaux de préparation du futur chantier de dépollution s’effectue sous tentes confinées ».

 

Pour le maire, plus globalement, sur ce dossier, « ce n’est pas à l’État de nous dire ce que nous devons faire ou pas. C’est aux Frontignanais de le décider. Si, par le passé, toutes les parties (État, collectivités locales, industriel) avaient été aussi exigeantes, indépendantes et uniquement soucieuses de l’intérêt général que moi, nous aurions avancé plus vite. Aujourd’hui : Exxon Mobil doit dépolluer, l’État doit le surveiller et la Ville doit protéger ses habitants. Quant à M. Cleret, afin de lui éviter de se prendre les pieds dans le tapis, comme il le fait sur Scori confondant actes et dates, je l’invite à venir se battre à nos côtés ou à bosser ses dossiers avant d’essayer de les exploiter politiquement. »

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