Action Risque zéro Frontignan, déjà six ans de vigilance

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Industries. L’association a organisé son assemblée générale. L’occasion de faire le point sur les dossiers suivis et d’adhérer à France Nature Environnement.

 

L’association ARZF était réunie récemment dans la salle Voltaire pour son assemblée générale, en présence d’une trentaine d’adhérents et des élus Olivier Laurent et Jean-Louis Bonneric. Action Risque zéro Frontignan, créée en 2011, entame sa sixième année d’existence. A été validée, ce soir-là, l’adhésion à France Nature Environnement, une fédération de 3 000 associations réparties sur l’ensemble du territoire pour la protection de l’environnement. « C’est une façon de mûrir et de nous asseoir » a expliqué le président Gérard Chaput en présence de Maryse Arditi, vice-présidente de FNE Languedoc-Roussillon et figure historique de la défense de l’environnement. Place, ensuite, aux dossiers suivis par l’association « qui se sont empilés les uns sur les autres, a souligné le président. L’activité a été soutenue pour un conseil d’administration de neuf personnes ».

 

ARZF participe, en effet, aux trois Commissions de suivi de site (CSS), des instances de concertation et d’information, de l’UVE de Sète, de GDH et de Scori. Reçue annuellement par les ingénieurs de la Direction régionale de l’environnement (Dreal), l’association déplore, néanmoins, « les informations succinctes qui nous sont données ce qui nuit à notre crédibilité. Il faudrait veiller au respect des associations qui s’impliquent ». Et de citer la CSS de GDH de février 2016 où « le sous-préfet Philippe Nucho, lui-même, a demandé un tableau de suivi des réponses non données en séances ».

D’Hexis à la Mobil

 

L’année 2016 a donc été dense pour ces citoyens bénévoles : participation à l’enquête publique « de revalidation » (d’autorisation préfectorale) d’Hexis. « Nos remarques ont porté sur la nécessité du traitement des composés organiques volatils ; le risque d’incendie et sur le fait que si l’on connaît la quantité de solvants utilisée par l’entreprise, on ne connaît pas, en revanche, leur nature, ni leur toxicité » a relevé Gérard Chaput.

 

Concernant la dépollution de la friche de la Mobil, l’association a participé à une visite du chantier d’essais de bio dégradation accélérée des hydrocarbures, contenus dans les sols, mené par Esso. « Des analyses d’air ont été faites chez des particuliers du voisinage. On attend les résultats lors de ce premier semestre. » Quant aux conclusions de celles réalisées aux abords du chantier par Air-LR et Analytika, « elles divergent. En plus, Analytika a relevé des émanations plus fortes en amont du chantier d’excavations biopiles, soit la présence de 42 COV. C’est la situation sur laquelle on vit depuis des années. Maintenant, nous attendons des explications de l’État car le niveau d’expertise du laboratoire Analytika n’a échappé à personne. » Comme la municipalité, l’association demande « le suivi de l’analyse de l’air en continu et le confinement » lorsque la dépollution aura commencé à la Mobil.

 

Et le risque toxique ?

 

En ce début d’année, enfin, ARZF a fait part de ses remarques sur le Plan particulier d’intervention, c’est-à-dire le plan d’urgence en cas d’accident au dépôt d’hydrocarbures GDH, qui concerne 330 habitations. « Nos réserves, a déclaré Gérard Chaput, portent sur le fait que ce plan n’a pas été testé, que le risque toxique n’est pas pris en compte ainsi que le sea-line qui alimente le dépôt et les transports routiers ou ferroviaires de matières dangereuses qui traversent notre territoire. Dans ces deux derniers cas, on nous a répondu que c’était le plan Orsec qui serait déclenché. » À suivre.

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