Un laboratoire indépendant dénonce la présence de métaux lourds dans l'air de la vallée de l'Arve

France Bleu | Article de Marie Ameline

L'analyse d'échantillons de poussières et d'air atmosphérique met en évidence la présence de Zinc, de plomb, d'aluminium et de fer rapporte le directeur du laboratoire Analytika. La présidente d'ATMO Auvergne Rhône-Alpes s'interroge sur la valeur scientifique de ces travaux.

 

C'est à l'initiative de cette habitante de Saint-Gervais qu'ont eu lieu ces analyses. Sur ses propres deniers, Muriel Auprince a acheté quatre capteurs passifs et demandé l'été dernier au laboratoire indépendant Analytika d'en assurer la pose et l'exploitation des données par la technique physique de la spectrométrie de masse.  En plus de ce prélèvement d'échantillons d'air atmosphérique, un échantillon de poussières était collecté au sol , également pour analyse.

 

"Il y a un écran de fumée. On a que des analyses quantitatives, j'ai voulu savoir quel était l'air qu'on respirait"— Muriel Auprince

 

Au mois de juillet, Bernard Tailliez, le directeur du centre Analytika a installé en deux endroits stratégiques de la vallée de l'Arve, au pied du viaduc des Egratz sur la commune de Passy,  quatre capteurs atmosphériques destinés à piéger les COV, composés organiques volatils présents dans l'air.

 

Deux de ces capteurs sont placés à trois cents mètres environ de l'incinérateur des ordures ménagères, les deux autres capteurs se trouvent en bordure la route de Chamonix. Résultat de ces divers prélèvements après analyse: les constituants majeurs transportés par les poussières collectées sont le zinc, le plomb, et le cuivre, ainsi que l'aluminium et le fer. Ce qui fait dire à Bernard Tailliez et Muriel Auprince que "cette pollution est forcément d'origine industrielle".

 

"Avant d'affirmer que ce sont des valeurs élevées, il faut les comparer à des valeurs de référence" — Marie-Blanche Personnaz

 

Interrogée sur le résultat et les conclusions tirées de ces analyses, la directrice générale de l'observatoire ATMO Auvergne Rhône-Alpes, chargé de la surveillance et de l'information sur la qualité de l'air, exprime des réserves sur les conditions dans lesquelles ont été réalisés ces travaux, et souhaite pouvoir en étudier l'ensemble avant d'en dire plus, ou de diligenter d'autres analyses complémentaires ou contradictoires comme le demande le député de la 6 ème circonscription de Haute-Savoie Xavier Roseren. "Il faut faire attention à ce que des gens sérieux ne soient pas discrédités. Il faut qu'ATMO s'empare de cette étude, fasse une contre-expertise et nous dise vraiment s'il y a quelque chose."

 

Le rapport d'analyses du laboratoire Analytika a été adressé aux trois ministres de l'Écologie, de la Santé, et des Transports.

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    delbruel (jeudi, 13 septembre 2018 22:02)

    Bonjour
    Je te donne quelque nouvelle ,ma sante dérive ,les reins sont endommager

    Connait tu le PR JC ALVAREZ et il logique

  • #2

    vi (lundi, 29 octobre 2018 15:21)

    bonjour, où en est la contre expertise ?