Revue de presse

Pollution dans la vallée de l’Arve : les habitants veulent une plus grande transparence

Le Messager (Faucigny) | Article de Mathieu Gaillac et Fred Manneveau

Quelques semaines après la publication d’un rapport qui fait état « de teneurs très élevées en métaux lourds » dans des poussières collectées au sol à Passy, la demande de transparence quant à l’air que l’on respire dans la vallée se fait de plus en plus insistante.

 

Cet hiver se déroule dans un climat plus serein que l’an dernier. Mais la problématique de la pollution reste, bien sûr, au cœur des préoccupations, dans la vallée de l’Arve. Il y a quelques mois, la mobilisation de la population avait marqué les esprits. Aujourd’hui, alors qu’une citoyenne a commandé des analyses à un laboratoire basé dans le Var pour mesurer la qualité de l’air, la population réclame plus de transparence concernant les études et les relevés qui sont menés sur le territoire.

 

1. Des plaintes déposées contre X à Chedde

 

Témoin de cette mobilisation citoyenne, une trentaine de personnes s’est réunie, samedi 10 février, devant la brigade de gendarmerie de Chedde, afin de procéder à un dépôt de plainte qui sera transmis au procureur de Bonneville pour le motif suivant : Mise en danger d’autrui, risque immédiat de mort ou d’infirmité par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence. « Ce sont des plaintes contre X, précise l’une des membres du collectif Coll’ Air Pur , à l’origine de cette action. Notre objectif, c’est de faire bouger les choses, d’avoir des analyses plus larges. »

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La montagne sous un grand manteau de pollution

L'Imprévu | Article de Benjamin Hourticq

Environnement | Au pied de Chamonix et du massif du Mont-Blanc, la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, est l’une des dix zones les plus polluées de France. Si, cet hiver, la pluie a permis d’éviter que les polluants ne stagnent dans l’air, les inquiétudes de la population ne se sont pas évaporées. Un an après un pic de pollution de trente-cinq jours et quelques mois après une visite interministérielle, les habitants ont toujours la tête dans le smog.

 

« L’air de notre vallée est mortel… »

 

C’est une poussière épaisse qui colle à la la carte postale. Quasiment au pied du Mont-Blanc et de son massif, symboles de pureté, une nappe laiteuse couvre la vallée de l’Arve (74). C’est ici, quelques kilomètres en aval d’un des patrimoines naturels les plus hostiles à l’homme, que 150 000 personnes baignent dans l’une des atmosphères les plus toxiques de France. Ce territoire de 1 224 kilomètres carrés fait partie des dix zones françaises* dans le collimateur de la Commission européenne depuis 2015, épinglées pour non-respect des valeurs limites des particules fines. Au niveau national, toutes les institutions ont tiré la sonnette d’alarme et de nombreux rapports accablent la vallée de l’Arve. Le dernier en date, celui de Santé publique France, pose un grave constat : chaque année, 85 personnes meurent dans la vallée à cause des particules fines PM2,5.

(*) La vallée de l'Arve surveillée par la Commission européenne  Parmi les onze territoires visés par la Commission européenne pour non-respect des valeurs limites des particules fines, on retrouve des villes comme Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Nice, Toulon et Douai-Béthune-Valenciennes ; mais aussi des zones urbaines comme de Provence Alpes-Côte d’Azur. La Martinique en fait également partie. La vallée de l’Arve est le seul territoire à être rural.

 

Depuis plusieurs années, tous les voyants sont donc au rouge et cette atmosphère inquiétante ne laisse pas indifférents les habitants de la vallée. Certains, lassés de l’inaction politique, se sont regroupés au sein du collectif Col’air pur. Samedi 10 février, une quarantaine d’entre eux se sont réunis devant la gendarmerie de la commune de Passy, afin de déposer une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Notre objectif est d’alerter sur la pollution de la vallée », explique Muriel Auprince, l’une des membres du collectif et habitante de la commune de Saint-Gervais.

 

Cette diététicienne à la retraite n’en est pas à son premier coup d’essai. Il y a deux ans, elle avait déjà déposé la même plainte. « Cette fois, le procureur a dit aux gendarmes de recevoir toutes les plaintes, c’est déjà une bonne nouvelle », se réjouit cette grand-mère, revigorée par l’annonce quelques jours plus tard d’une initiative similaire à Fos-sur-mer. Avec la garantie de plusieurs dizaines de procédures, Muriel Auprince s’attend à ce qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer si des négligences sont à l’origine de ces épisodes de pollution chronique dans la vallée.

 

Cette action médiatique n’est que le dernier chapitre d’une affaire qui anime la vallée de l’Arve depuis plusieurs années déjà. « L’air de notre vallée est mortel », lançait dans le JT de 20 heures de France 2, le 15 février 2015, Frédéric Champly, médecin chef du service des urgences des hôpitaux de Chamonix. Ce lanceur d’alerte avait établi ce constat en recevant en consultation des enfants victimes de crises d’asthme « sans qu’ils aient de terrain allergique ni d’infections ». Ce qui a déclenché sa suspicion, ce sont les réponses des parents eux-mêmes : « Mais c’est normal docteur, on est en période de pollution…»

 

Le lendemain de ce reportage télévisé qui a sévèrement écorné l’image d’un territoire basé sur l’économie de la montagne, Frédéric Champly réalise qu’il a brisé un tabou : « Des élus me sont tombés dessus, parce qu’il ne fallait pas toucher à l’image de la vallée. L’un d’entre eux a même demandé une sanction auprès de l’ordre des médecins », raconte le praticien. Celui qui a présenté une « candidature citoyenne » aux législatives de 2017 dénonce également une « omerta et une volonté politique de ne pas froisser l’image de la vallée, car on nous vend le rêve de ‘la montagne à l’état pur’. »

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Pour une fois, les particules se sont (un peu) fait oublier

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta

MONT-BLANC | Atmo Auvergne Rhône-Alpes vient de publier son bilan de la qualité de l’air pour l’année 2017

 

« Pour une fois, les particules se sont (un peu) fait oublier »


Dans la série -malheureusement à succès- de la pollution de l’air en vallée d’Arve, les récents résultats d’une étude indépendante menée par le laboratoire Analytika (lire nos précédentes éditions) ont sonné comme un fort rebondissement, obligeant notamment Atmo Auvergne Rhône-Alpes à dévoiler des données inédites concernant les métaux lourds et autres joyeusetés présentes localement.

 

L’association agréée de contrôle de la qualité de l’air -qui fournit les seules données reconnues officiellement- vient également de révéler son traditionnel bilan pour l’année 2017 dans le pays du Mont-Blanc.

 

Et, information majeure concernant les particules fines PM10 : « la valeur limite relative aux concentrations journalières (50 μg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) a été respectée sur les quatre sites de Chamonix, les Bossons, Passy et Sallanches ».

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« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 » En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta et Amélie Daviet

MONT-BLANC | En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique.

 

« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 »


Alors même que pour la première fois depuis dix ans, le pays du Mont-Blanc est passé sous la barre des 35 jours autorisés de pollution aux particules fines PM10 en 2017 -grâce aussi à une météo particulièrement portée sur la pluie en fin d’année- la pollution continue d’émouvoir.

 

Dans notre édition du 14 janvier, nous avons publié en effet les résultats d’une étude menée par le centre Analytika, laboratoire d’analyses indépendant. Bernard Tailliez, chercheur et gérant du laboratoire en question, y expliquait notamment que les capteurs d’air qu’il a posés en août au niveau de la zone des Egratz, à Passy, montrent la présence de métaux lourds dans les poussières à un niveau qu’il qualifie d’« alarmant ».

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions »

 

Des données en apparence inédites et qui ont eu un effet “coup de pied dans la fourmilière”… bien que très peu de communications aient jusque-là été faites officiellement (lire par ailleurs).

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions », note d’ailleurs le député Xavier Roseren, ajoutant que « si c’est vraiment vrai (sic), alors c’est grave ». Au vu de ces résultats, l’élu LREM et ancien maire des Houches demande, entre autres, que de nouvelles mesures soient réalisées pour « faire vérifier de manière contradictoire et transparente » les données d’Analytika. 

 

Une réaction que recherchait de toute évidence le Coll’air pur santé. Car c’est par l’intermédiaire de ce collectif, commanditaire des analyses réalisées par le laboratoire Analytika, que les données récentes ont été rendues publiques.

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Servoz : insatisfaite des mesures officielles de la pollution, la commune va financer les siennes

Mont-Blanc Live | Article de Audrey Bourdier

Servoz veut en savoir plus sur la pollution dont elle souffre.

 

La commune va financer une étude d'un laboratoire indépendant pour compléter les analyses d'Atmo, l'organisme officiel chargé des mesures de la pollution dans la Vallée de l'Arve.

 

Nicolas Evrard, le maire de Servoz, explique sa démarche.

 

Didier Chapuis, le responsable d’Atmo pour la Vallée de l’Arve, approuve ce complément de mesures.

 

Mais il attire l'attention sur les dérives possibles : attention au trop-plein d'informations

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Contre l’avis d’ATMO, la mairie souhaite effectuer ses mesures de polluants

Le Messager (Faucigny) | Article de Fred Manneveau

Investissements, travaux et environnement : les projets ne manquent pas pour la commune qui va par ailleurs installer des capteurs pour les polluants sur les bâtiments publics.

 

Comme l’a précisé Nicolas Evrard , maire de Servoz lors de la cérémonie des vœux à la population vendredi 19 janvier, les actions menées par le Conseil municipal pour l’année 2017 se poursuivront en 2018 en misant sur l’avenir en terme d’évolution de l’intercommunalité au sein de la vallée de Chamonix.

 

Annonce la plus marquante de cette cérémonie, puisque Atmo ne veut pas installer de capteurs, jugeant que ce n’est pas nécessaire sur la commune, Nicolas Evrard, son maire se débrouillera tous seul. La commune positionnera ces capteurs sur les bâtiments publics. En effet, comme semble le confirmer la récente étude d’Analytika (voir page 5), la pollution n’est pas le seul fait du chauffage au bois, les activités industrielles ont aussi une lourde responsabilité sur la pollution cumulée que nous subissons toute l’année.

 

« Dès lors, au-delà de la mesure des PM 10 et des NOX, nous devons pouvoir mesurer les PM2,5, le SO2, les HAP (notamment le Benzol à Pyrène). Nous devons savoir si les particules fines sont porteuses de métaux lourds. » explique le maire. [...]

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Pollution de l'air à Frontignan : « La santé des Frontignanais restera la variable d’ajustement »

Midi Libre | Article de Simon-Jacques Trigano

Entretien. Bernard Tailliez, fondateur du centre indépendant d’analyses Analytika missionné par le maire pour scruter la pollution de l’air ne croit pas en l’efficacité du système mis en place par l’État.

 

« Aucun sérieux. Ce n’est pas un laboratoire agréé et il n’est même pas expert auprès des tribunaux, c’est faux » Suite à ces propos tenus par le sous-préfet Philippe Nucho (rapportés dans l’édition Midi libre du 7 octobre 2017), lors de la dernière conférence de presse en mairie de Frontignan relative à la pollution de l’air sur la commune, le centre Analytika a souhaité apporter des « éclaircissements sur ce préoccupant dossier ». Entretien avec Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique du centre.

 

Pourquoi n’avoir aucune accréditation officielle ?

 

Créé en 1991, Analytika n’est pas un laboratoire dépendant des services de l’État mais un centre d’investigation privé, spécialisé dans les questions de contaminations chimiques. Afin de conserver la plus totale indépendance vis-à-vis des autorités comme des acteurs industriels, le centre n’a donc jamais sollicité d’agrément ou d’accréditation. Nos activités se concentrent d’ailleurs précisément sur les domaines qui échappent aux contrôles des laboratoires accrédités, publics ou privés.

 

Le mode de surveillance de l’air actuel vous paraît-il inadapté ?

 

Le réseau Atmo (ici Atmo Occitanie NDLR), sur lequel s’appuient les autorités pour évaluer la pollution de l’air atmosphérique et communiquer auprès du grand public est une fédération d’associations régionales dont la gouvernance est présentée comme collégiale. Il s’agit en réalité d’une structure péri administrative dirigée par les services de l’État (DREAL et Préfecture) et cofinancée par une dotation ministérielle d’une part et les cotisations des industriels pollueurs adhérents au réseau Atmo d’autre part.

 

L’interprétation des rares études scientifiques conduites par cet organisme administratif est donc orientée par des considérations de développement économique et de protection de l’emploi, au détriment des enjeux de santé publique. Constituant de fait un lobby de défense des intérêts industriels au détriment de l’intérêt général, les conclusions orientées d’Atmo ne peuvent en aucun cas servir de base à une véritable politique locale de santé publique.

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Pollution dans la vallée de l'Arve : Les débats toujours dans l’air du temps

L'Humanité | Article de Eric Serres

L’atmosphère aurait été respirable dans la vallée de l’Arve en 2017. Une bonne nouvelle qui n’empêche pas les polémiques autour des solutions à trouver.

 

Alors que la Commission européenne annonçait en fin de semaine dernière la tenue d’un sommet ministériel le 30 janvier à Bruxelles avec neuf pays, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni et surtout la France, tous visés par des procédures d’infraction pour leur non-respect des normes sur la qualité de l’air, la communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) se félicitait de l’amélioration de la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve en 2017.

 

Le CCPMB aurait donc trouvé la solution « miracle » face à cette pollution qui empoisonne ses habitants depuis des années ? D’après le bilan annuel de l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire régional agréé pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air, tel serait le cas, puisque le nombre de pics de pollution ont été en dessous des recommandations européennes et « la qualité de l’air a globalement connu une amélioration ».

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Pollution : le maire de Servoz finance ses propres capteurs d'air

Dauphiné Libéré (Haute-Savoie) | Article de Amélie Daviet

SERVOZ | Après les révélations du centre Analytika sur la pollution dans la vallée de l’Arve, Nicolas Evrard, maire de Servoz, réagit

 

Atmo ne veut pas ? Qu’importe, Nicolas Evrard se débrouillera seul. Hier soir, lors de ses vœux à la population, le maire de Servoz a annoncé que la commune allait faire poser deux capteurs afin d’analyser l’air. Une demande que son prédécesseur avait déjà faite, que lui même avait réitéré au début de son mandat… et à laquelle « Atmo (1) a à chaque fois opposé une fin de non recevoir. Ils ont dit que ce n’était pas nécessaire à Servoz », raconte le maire.

 

D’ici quelques mois, il sera donc fixé quant à la pollution puisqu’il fait désormais appel aux compétences du centre Analytika sur les deniers de la commune. Ce laboratoire indépendant a déjà réalisé une batterie d’analyses pour des particuliers, à Passy, qui montrent, entre autres, une forte présence de métaux lourds. « On ne peut pas mettre la poussière sous le tapis », estime Nicolas Evrard qui souhaite pousser plus loin que le simple décompte des PM10 pour regarder ce qui se cache vraiment derrière.

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Un laboratoire indépendant dénonce la présence de métaux lourds dans l'air de la vallée de l'Arve

France Bleu | Article de Marie Ameline

L'analyse d'échantillons de poussières et d'air atmosphérique met en évidence la présence de Zinc, de plomb, d'aluminium et de fer rapporte le directeur du laboratoire Analytika. La présidente d'ATMO Auvergne Rhône-Alpes s'interroge sur la valeur scientifique de ces travaux.

 

C'est à l'initiative de cette habitante de Saint-Gervais qu'ont eu lieu ces analyses. Sur ses propres deniers, Muriel Auprince a acheté quatre capteurs passifs et demandé l'été dernier au laboratoire indépendant Analytika d'en assurer la pose et l'exploitation des données par la technique physique de la spectrométrie de masse.  En plus de ce prélèvement d'échantillons d'air atmosphérique, un échantillon de poussières était collecté au sol , également pour analyse.

 

"Il y a un écran de fumée. On a que des analyses quantitatives, j'ai voulu savoir quel était l'air qu'on respirait"— Muriel Auprince

 

Au mois de juillet, Bernard Tailliez, le directeur du centre Analytika a installé en deux endroits stratégiques de la vallée de l'Arve, au pied du viaduc des Egratz sur la commune de Passy,  quatre capteurs atmosphériques destinés à piéger les COV, composés organiques volatils présents dans l'air.

 

Deux de ces capteurs sont placés à trois cents mètres environ de l'incinérateur des ordures ménagères, les deux autres capteurs se trouvent en bordure la route de Chamonix. Résultat de ces divers prélèvements après analyse: les constituants majeurs transportés par les poussières collectées sont le zinc, le plomb, et le cuivre, ainsi que l'aluminium et le fer. Ce qui fait dire à Bernard Tailliez et Muriel Auprince que "cette pollution est forcément d'origine industrielle".

 

"Avant d'affirmer que ce sont des valeurs élevées, il faut les comparer à des valeurs de référence" — Marie-Blanche Personnaz

 

Interrogée sur le résultat et les conclusions tirées de ces analyses, la directrice générale de l'observatoire ATMO Auvergne Rhône-Alpes, chargé de la surveillance et de l'information sur la qualité de l'air, exprime des réserves sur les conditions dans lesquelles ont été réalisés ces travaux, et souhaite pouvoir en étudier l'ensemble avant d'en dire plus, ou de diligenter d'autres analyses complémentaires ou contradictoires comme le demande le député de la 6 ème circonscription de Haute-Savoie Xavier Roseren. "Il faut faire attention à ce que des gens sérieux ne soient pas discrédités. Il faut qu'ATMO s'empare de cette étude, fasse une contre-expertise et nous dise vraiment s'il y a quelque chose."

 

Le rapport d'analyses du laboratoire Analytika a été adressé aux trois ministres de l'Écologie, de la Santé, et des Transports.

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Vallée de l'Arve : des métaux lourds présents dans l'atmosphère, selon une étude indépendante

Mont-Blanc Live | Article de Audrey Bourdier

C’est une étude qui va faire grand bruit dans la Vallée de l'Arve.

 

Analytika, un laboratoire d’analyse indépendant, a été sollicité par les habitants de la Vallée pour effectuer des prélèvements au niveau du site industriel de Passy.

 

Et les résultats sont accablants, comme le détaille Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique d'Analytika.

 

Il affirme avoir trouvé des traces de métaux lourds, comme du zinc, de l'aluminium, du cuivre, du chrome et du nickel.

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À peine créé, le Coll’Air Pur Santé s’énerve

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Amélie Daviet

MONT-BLANC | Le dernier né en matière d’environnement dans la vallée présente des analyses de la pollution « alarmantes ».

 

À peine créé, le Coll’air pur santé s’énerve


" [...] Et le collectif n’aura pas attendu longtemps avant de se jeter dans l’arène. Ses membres ont mis la main sur des analyses réalisées par un laboratoire indépendant (lire ci-dessous). Celles-ci montrent « la présence de produits à la toxicité avérée, comme des métaux lourds, pouvant provoquer entre autres mais de manière non exhaustive, des irritations des yeux, de la peau, des voies respiratoires, des leucémies, des cancers en tous genres… »

 

« Ici, c’est la vallée de la mort »

 

Les membres rappellent par ailleurs qu’il n’y a pas de limite en matière de métaux lourds. « La moindre présence est déjà trop. On se cache derrière un écran de fumée en ne prenant en compte que les particules fines mais ici, c’est la vallée de la mort parce qu’on se limite à la réglementation ». Et, au vu des 85 morts reconnus causés chaque année par la pollution, la réglementation, ce n’est pas suffisant…

 

« Des résultats alarmants avec des teneurs élevées en métaux lourds »

 

À peine le collectif créé, il y environ un mois, ses membres ont reçu des analyses réalisées par un laboratoire indépendant, le centre Analytika, commandées par des habitants de la vallée et financées sur leurs deniers personnels. Le Dauphiné Libéré, qui a eu accès à ces informations, a contacté Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique du laboratoire indépendant Analytika pour en savoir plus.

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Pollution de l’air à Imphy : Harsco Minerals baisse les bras dans la Nièvre

Le Lanceur| Article de Daphné Gastaldi / We Report

Suite au combat du collectif Stop Pollutions, le site d’Harsco Metals & Minerals France à Sauvigny-les-Bois (Bourgogne) est en cessation d’activité. Épilogue d’un long combat, révélé par Lyon Capitale et Le Lanceur.

 

« C’est une victoire citoyenne », s’émeut Roger Martin. Après huit ans de lutte contre la pollution, ce retraité n’en revient pas d’un tel dénouement. Harsco Metals & Minerals France, filiale de la multinationale Harsco, doit démanteler un site de traitement des résidus d’aciéries, à quelques mètres à peine de sa maison, sur les communes limitrophes d’Imphy et Sauvigny-les-Bois, dans la Nièvre. Comme beaucoup de riverains, Roger Martin et sa femme Christelle, à l’origine du collectif Stop Pollutions, se plaignent des nuisances causées par l’industrie. De la poussière grise, émise lors du broyage et de la démétallisation des scories, retombait sur leurs habitations, jusque dans leur système de ventilation, dans les jardins et s’incrustait sur les chaussées. Ces particules ont été jugées dangereuses, selon des analyses effectuées à leur demande par le laboratoire indépendant Analytika.

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Montreuil : Dans les eaux troubles de l’usine verte

Politis | Article de Vanina Delmas et Ingrid Merckx

Pollution| À Montreuil, des citoyens défient les pouvoirs publics et des géants industriels pour protéger la population à proximité d’une usine vétuste et utilisant des produits dangereux, dont le chrome VI.

 

Des habitants d’un quartier de Montreuil (Seine-Saint-Denis) interpellent les pouvoirs publics pour faire fermer la Société nouvelle d’eugénisation des métaux (Snem). Située entre trois établissements scolaires, en face d’un centre médical pour autistes, derrière un parc classé Natura 2000 et à proximité du futur collège-internat, l’usine est spécialisée dans le traitement de surface de pièces métalliques destinées à l’aéronautique. Quels produits sont utilisés derrière ces murs recouverts de tôle verte ? Quels risques pour les salariés et la population voisine de cette usine ? Ces questions qui perturbent le quartier, la mairie et les services de l’État depuis septembre se posent depuis plus de dix ans. L’affaire de « l’usine verte » met en évidence un certain nombre de négligences – sinon d’incompétences – et met en cause deux mastodontes de l’industrie : Safran et Airbus. Focus sur les différents chapitres d’une histoire à rebondissements.

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Le maire « stimulant » dont l'état a entendu les alertes

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Pollution. Un vaste tour d’horizon sur la qualité de l’air à Frontignan a été effectué jeudi à l’initiative du sous-préfet du bassin de Thau. Philippe Nucho a annoncé un renforcement des contrôles.

 

Jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse organisée à l’hôtel de ville sur la qualité de l’air, l’humeur du sous-préfet du bassin de Thau n’était plus à l’agacement face aux prises de position publiques du maire de Frontignan sur le sujet.

 

Philippe Nucho lui a concédé la légitimité de « s’intéresser aux questions de santé et de salubrité publiques » au travers des compétences reconnues aux maires par la loi, et a qualifié Pierre Bouldoire de « stimulant pour les services de l’État ».

 

Aux côtés des représentants de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement) et de l’Agence régionale de la santé (ARS), d’ATMO Occitanie en présence de l’association Action Risque zéro Frontignan (ARZF) et après une réunion de travail à laquelle assistaient aussi l’Agglo, le Sivom, le SAEP et le cabinet Eode qui conseille la commune sur la question des risques, Philippe Nucho a annoncé des « pistes d’amélioration ».

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Montreuil : Une usine toxique au pied des écoles

Politis | Article de Vanina Delmas

Pollution| Des riverains et des parents d'élèves de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, se mobilisent pour demander la fermeture d'une usine de produits chimiques à proximité des écoles du quartier.

 

« Nous habitons dans le quartier depuis des années, mais je n’avais jamais fait attention à elle ! Je pensais même qu’elle était à l’abandon », s’exclament tour à tour les habitants d’un quartier résidentiel de Montreuil, à quelques pas de la place du Marché. Elle, c’est l’usine de la Société nouvelle d’eugénisation des métaux (Snem), décapant quotidiennement des pièces mécaniques d’avions dans des cuves d'acides pour les mastodontes de l’aéronautique Airbus et Safran.

 

Figée depuis des décennies à l’angle de la rue des Messiers et de celle des Guilands, elle semble s’être fondue dans le décor et son état extérieur laisse penser qu’elle est fermée : gouttières cassées, toit en brique affaissé, cheminées vétustes, crépi qui s’effrite… Même la végétation commence à reprendre ses droits sur le bâtiment. Pourtant, elle est bien en activité. L’odeur âcre qui s’en échappe pique les narines. Des liquides colorés ruisselant dans la rue quand il pleut interpellent quelques riverains, notamment Nicolas Barrot, le président de l’association de quartier des Buttes à Morel.

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Bernard Tailliez au service des lanceurs d'alerte

Var Matin (Fréjus / St-Raphaël) | Portrait de Véronique Georges

Dans son laboratoire de Cuers, ce chimiste analyse diverses matières, pour apporter aux particuliers ou associations, les arguments scientifiques permettant d’étayer leur combat.

 

Il a la ré­pu­ta­tion d’être l’un des mou­tons noirs des indus­triels. Pour­tant, lors­qu’il a créé son la­bo­ra­toire Ana­ly­ti­ka, c’était pour être, entre autres, un de leurs pres­ta­taires de service. Ber­nard Tailliez, spé­cia­liste en in­ves­ti­ga­tion et ex­per­tise des conta­mi­nants chimiques ins­tal­lé à Cuers, a tra­vaillé pen­dant huit ans pour l’in­dus­trie.

 

Le 12 dé­cembre 1999, le nau­frage de l’Eri­ka a bou­le­ver­sé sa vie. « Quand j’ai vu à la té­lé­vi­sion ces plages noires sur 400 km, j’ai eu un choc, se sou­vient-il. J’ai sus­pec­té que ce n’était pas du fioul lourd n° 2, la car­gai­son of­fi­cielle, car je sais à quoi ça res­semble. Je me suis fait en­voyer deux échantillons du pro­duit ra­mas­sé sur l’île de Groix. Il fal­lait em­pê­cher ce men­songe de prospérer. Ma mo­ti­va­tion, c’était de ne pas lais­ser les bé­né­voles, les en­fants des écoles, continuer à ra­mas­ser ces ma­tières hau­te­ment toxiques. Je vou­lais prou­ver qu’elles étaient cancé­ri­gènes ».

 

Bin­go ! Les ré­sul­tats des ana­lyses ont confir­mé ses craintes quant à la présence dans la car­gai­son Total-Eri­ka de mo­lé­cules can­cé­ri­gènes en grand nombre et à fortes te­neurs. Il s’agis­sait en fait de dé­chet in­dus­triel spé­cial, for­mel­le­ment in­ter­dit d’ex­por­ta­tion. Avan­cer que les pou­voirs pu­blics n’ont pas ai­dé le chi­miste va­rois à faire jaillir la vé­ri­té est un eu­phé­misme. « De­vant la pas­si­vi­té des au­to­ri­tés et le silence com­plai­sant dans le­quel se mu­raient les la­bo­ra­toires uni­ver­si­taires de pé­tro­chi­mie, dont les tra­vaux de re­cherches sont essentiellement fi­nan­cés par l’en­tre­prise pé­tro­lière, j’ai dé­ci­dé d’aler­ter les mé­dias. Les po­li­tiques n’ont pas com­pris qu’avec In­ter­net, l’information cir­cule quand même », note Ber­nard Tailliez.

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Usine SNEM à Montreuil : les riverains accusent, l’administration se tait

Regards.fr | Article de Manuel Borras

Accusations de pollution de l’air et du sol, cas de leucémie dans le voisinage, mobilisation de riverains et de parents d’élèves, importante couverture médiatique... C’est l’effervescence depuis le 1er juillet autour de l’usine gérée par la SNEM.

 

Les tensions grandissent et la confusion règne dans le quartier Etienne-Marcel-Chanzy, à Montreuil. Un épisode de discussions âpres entre employés et riverains a été rapporté cet après-midi, lors de l’évacuation de bidons des entrepôts de la SNEM, deux jours après que la préfecture l’a averti d’une imminente « inspection approfondie » de ses installations.


Éclairages sur un conflit de long terme

 

"L’usine verte", de la couleur de ses façades, est exploitée depuis 1972 par la Société Nouvelle d’Eugénisation des Métaux (SNEM). Située au 34 rue des Messiers, à Montreuil, elle traite des pièces mécaniques d’aviation pour Airbus et Safran.

 

Une pollution sous contrôle préfectoral


À une soixantaine de mètres de là, l’école primaire Jules-Ferry accueille plus de trois cents élèves. La maternelle-Anne Frank, à environ quatre cents mètres à vol d’oiseau, une centaine. Le futur collège intercommunal de Montreuil-Bagnolet devrait, lui, ouvrir ses portes en 2018, et jouxter la rue des Messiers par une de ses façades. Enfin, juste au nord, le Parc Jean-Moulin-Les Guilands déploie ses vingt-six hectares, intégrés depuis 2006 au réseau Natura 2000 [1].

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Montreuil : voisinage toxique entre l’usine et l’école

Le Monde | Article de Stéphane Mandard

Après un nouveau cas de leucémie, les parents d'élèves demandent la fermeture d'une installation classée.

 

« C'est soit l'usine, soit l'école ! , prévient Nicolas Barrot. Si elle n'est pas fermée cet été, on n'y mettra pas nos enfants à la rentrée. On s'organisera pour prendre trois ou quatre élèves chacun à  la maison. » L'ultimatum est le cri de colère d'un père inquiet et excédé. Nicolas Barrot préside l'association Les Buttes à Morel, qui rassemble 600 riverains, dans le nord-ouest de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Depuis la terrasse de son appartement, il a une vue imprenable sur « l'usine verte », comme on l'appelle dans le quartier. Mais il ne peut pas toujours en profiter, à cause de l'odeur âcre qui se dégage de la bouche d'aération principale du site, qui crache du matin au soir, sous les fenêtres d'un centre d'accueil médicalisé pour autistes.

 

Posé à l'angle de la rue des Messiers et de celle des Guilands, en pleine zone résidentielle, cet entrepôt vétuste – un trou béant défigure la façade nord, juste au-dessous de l'extracteur – est à une cinquantaine de mètres à l'ouest du groupe scolaire Jules-Ferry : deux écoles élémentaires et une maternelle qui regroupent 700 élèves.


Pièces mécaniques d'avions

 

L'« usine verte » doit son sobriquet à la couleur de la tôle qui recouvre ses murs, et non au fait qu'elle est installée en bordure du parc des Guilands, classé en zone Natura 2000 avec sa friche propice à la reproduction des oiseaux. Ce qu'ignorent la plupart des habitants du quartier, c'est que « l'usine verte » est une installation classée pour la protection de l'environnement. En clair, elle peut présenter des dangers ou des inconvénients pour la santé ou la sécurité de son voisinage. L'entreprise qui l'exploite, la Société nouvelle d'eugénisation des métaux (SNEM), traite des pièces mécaniques d'avions contre la corrosion pour Airbus et Safran. Selon les données du Registre des émissions polluantes, elle a déclaré produire plus de 37  tonnes de « déchets dangereux » en  2015.

 

Les élèves de CM2 de Jules-Ferry ont en revanche tous remarqué qu'un de leur camarade manque à l'appel depuis plusieurs semaines. Le copain de classe du fils de M. Barrot, qui habite rue des Messiers, en face de l'école, est entré à l'hôpital Trousseau début juin. Les médecins ont diagnostiqué une leucémie aiguë myéloblastique promyélocytaire (LAM 3). Une leucémie rare chez les enfants, qui touche la mœlle osseuse.

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Pollution de l'air à Frontignan - Association COEF34 : « Il y a une pollution rémanente sur le secteur »

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Entretien. Dans un courrier adressé à la préfecture, le Coef 34 demande la mise en place d'un plan de réduction des émissions polluantes par les entreprises.

 

Ancien président d’Association Risque Zéro Frontignan (ARZF), Christian Dangleterre en a démissionné en janvier 2015 avec deux autres adhérents : Philippe Boistard et Jean-Louis Collignon. 

 

Tous trois animent, à présent, le COllectif Environnement Frontignan (Coef 34) qui joue son rôle de vigie, au même titre qu’ARZF, concernant les risques environnementaux et industriels à Frontignan. On leur doit notamment d’avoir mis au jour les analyses réalisées par le laboratoire Analytika qui concluent à une contamination chimique de l’air (Le Midi Libre du 3 février 2017).

 

Que voulez-vous dénoncer dans ce courrier adressé à la Préfecture le 28 mai dernier ? Les odeurs ? La contamination de l’air ?

 

La pollution de l’air, les odeurs et les poussières émises par l’UVE. L’incinérateur est tout à fait dans les normes et bien en dessous des valeurs. Sauf qu’il y a des émanations de métaux lourds, mercure, cadmium, thallium, mais elles sont autorisées.

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Bernard Tailliez, chimiste révolté et lanceur d’alertes malgré lui

AFP (Marseille) | Portrait de Julie Pacorel

Bernard Tailliez, chimiste passionné d'écologie, chef du laboratoire Analytika, le 22 mai 20017 à Cuers, dans le Var / Photo Bertrand Langlois (AFP).
Bernard Tailliez, chimiste passionné d'écologie, chef du laboratoire Analytika, le 22 mai 20017 à Cuers, dans le Var / Photo Bertrand Langlois (AFP).

Il s’est attaqué à Total après le naufrage de l’Erika, il a analysé les eaux de la Méditerranée polluées par les boues rouges et il a disséqué des tampons hygiéniques pour connaître leur composition: Bernard Tailliez, chimiste passionné d’écologie, se décrit comme un « lanceur d’alertes » malgré lui.

 

« Je ne vis plus que pour le laboratoire. Je travaille jour et nuit, comme j’habite juste au-dessus, c’est pratique », sourit le septuagénaire, suivi dans tous ses mouvements par son chat. 

 

Bernard Tailliez, qui travaille seul depuis une dizaine d’années, veut mettre à la disposition de tous ses connaissances et sa méthode analytique : la spectométrie de masse, qui permet d’analyser la composition moléculaire de toute matière.

 

Son local aux rideaux métalliques fermés se cache au fond d’une zone industrielle à Cuers, dans le Var, jouxtant une entreprise de crémation animale. Seules « fantaisies » dans le décor : une amphore vermoulue et un portrait de son père, Philippe Tailliez, un précurseur de la plongée sous-marine, le dernier des « Mousquemers », trio de pionniers dont faisait partie le commandant Cousteau.

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Pollution de l'air à Frontignan : Le maire Pierre Bouldoire répond à ARZF : « Pas de conclusion hâtive »

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Environnement. Selon le maire, exonérer le chantier de dépollution de la Mobil de toute responsabilité dans la pollution de l’air révélée par Analytika est hasardeux.

 

Midi Libre s’est fait l’écho (ML du 30 avril 2017) des doutes émis par l’association Action Risque Zéro Frontignan (ARZF) sur la responsabilité des tests de dépollution effectués en 2016 sur la friche de la Mobil quant à la contamination de l’air révélée par les analyses du laboratoire indépendant Analityka (ML du 3 février).

 

Pour le maire, Pierre Bouldoire, cette hypothèse relève d’« une conclusion hâtive. Et ajoute : Sur un sujet extrêmement sérieux, il ne peut être question de produire des pseudo-analyses et de diffuser des éléments non valides. » Dans ce communiqué, le maire rappelle que la ville est « toujours en attente d’une date pour la réunion de présentation de son rapport annuel sur la qualité de l’air par Air- LR aux Frontignanais. Tout comme nos demandes aux services de l’État, notamment sur les mesures menées par Analytika et Air-LR autour des tests de dépollution du site de l’ex-raffinerie Exxon-Mobil, sont encore sans réponses. »

 

La commune assure avoir demandé à son cabinet conseil EODD « de mener une analyse critique des résultats des rapports opposés d’Analytika et Air-LR. À la charge de la Ville. » Cette tierce expertise révèle que « le manque de mesures directes continues et la non prise en compte des conditions météorologiques ne permettent pas de tirer de conclusions suffisamment fiables du rapport Analytika. Celui d’Air-LR peut être retenu mais nécessite de nombreuses précisions. Journaux de chantier et relevés météo pourraient permettre d’y voir plus clair. »

 

Ce rapport, ainsi qu’une demande d’éléments complémentaires, a été adressé au préfet, à l’Agence régionale de santé et à ARZF. « Ce rapport confirme en revanche, conclut le premier magistrat, la nécessité des mesures que nous demandons pour les travaux de dépollution : opérations sous tentes confinées, prise en compte des vents pour réduire au maximum les nuisances et garantir les mesures, et, bien sûr, surveillance permanente de la qualité de l’air. Le combat continue. »

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Pollution de l'air à Frontignan : L'association ARZF exige que toute la clarté soit faite

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Environnement. Réagissant aux conclusions du laboratoire Analytika concernant la qualité de l’air, l’association ARZF dénonce « le silence assourdissant » des pouvoirs publics.


Suite à son assemblée générale, l’association Action risque zéro Frontignan (ARZF) a réuni son nouveau conseil d’administration et déclare, dans un communiqué, qu’elle « ne lâche pas le morceau sur la question de la pollution de l’air révélée par les analyses effectuées autour du chantier expérimental biopiles de dépollution de l’ancien terrain de la Mobil ». (CF communiqué de presse intégral de l'association ARZF).

 

À la demande de la ville, en effet, le laboratoire indépendant Analytika a procédé à des analyses de l’air, en décembre 2015 et en février-mars 2016, dans le centre-ville qui ont révélé une contamination chimique (ML du 3 février reproduit ci-dessous). « Ses résultats ont été délivrés le 18 mai 2016 et... passés sous silence » jusqu’à ce que Midi-Libre, alerté par des membres du Collectif environnement Frontignan, en dévoile l’existence.

 

ARZF s’interroge : « Entre le silence assourdissant des administrations d’État et du préfet de l’Hérault, les démarches et les explications données par le maire (ML du 20 février et du 5 mars), personne ne répond à la seule question qui intéresse les Frontignanais : l’air que nous respirons est-il, oui ou non, contaminé de manière permanente par des substances chimiques au point de faire courir un risque de santé aux populations ? »

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Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ?

Le Monde | Article de Jeanne Cavelier

Un documentaire diffusé mardi sur France 5 a donné la parole à des femmes victimes d’un choc toxique.

« Je me sens lourde et fatiguée... (...) J’ai comme l’impression d’avoir été ouverte sur tout le ventre, et que tous mes organes vont tomber à chaque fois que je fais un pas. »

 

Le documentaire Tampon, notre ennemi intime, qui a été diffusé mardi 25 avril sur France 5, s’ouvre sur le témoignage de Margaux, qui a « frôlé la mort ». Il y a trois ans, l’infirmière de 23 ans a été victime d’un syndrome du choc toxique (SCT), provoqué par l’utilisation d’un tampon hygiénique.

 

Épuisement brutal, forte fièvre, vomissements... Justine a souffert des mêmes symptômes. Psychanalyste de 26 ans, elle a raconté à la réalisatrice Audrey Gloaguen vivre « dans l’angoisse d’une récidive ». Perte de cheveux, problèmes cardiaques... La jeune femme garde de graves séquelles de son infection.

 

Aux États-Unis, Lauren Wasser, une mannequin de 24 ans, qui a porté plainte contre une marque de tampons, a dû quant à elle être amputée d’une jambe après avoir fait un choc toxique.  Cette maladie avait disparu. Son retour, lié à l’utilisation de tampons, soulève des interrogations.

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« Tampon, notre ennemi intime » : le documentaire France 5 qui fait froid dans le dos

Europe 1 | Article de Gaétan Supertino

Dans un documentaire inédit diffusé mardi soir que nous avons pu regarder, France 5 révèle des études alarmantes sur la composition des tampons hygiéniques.

 

La réalisatrice, Audrey Gloaguen, voulait "pallier un manque cruel d’informations et évaluer le taux de dangerosité afin d’inciter les autorités à prendre des mesures". France 5 diffuse mardi à 20h50 un documentaire inédit sur les tampons hygiéniques. Aujourd’hui, aucune loi ni réglementation n’oblige les fabricants de tampons à communiquer les composants de leurs produits.

 

Aucune étude scientifique d'ampleur évaluant directement le risque de ces composants sur la santé des consommatrices n’a jamais été réalisée non plus. Les journalistes auteurs de ce document ont donc sondé des lanceurs d’alerte et des scientifiques pour en savoir un peu plus. Et le résultat de leur enquête, qu'Europe 1 a pu regarder, fait froid dans le dos.

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Pollution à Frontignan : « La Ville doit protéger ses habitants »

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Pollution. Le maire Pierre Bouldoire affirme avoir saisi le sous-préfet à propos de l’étude d’Analytika.

 

Dans un communiqué, le maire Pierre Bouldoire répond au sous-préfet, Philippe Nucho interrogé (ML du 3 mars) à propos de l’étude du laboratoire Analytika révélant une pollution de l’air à Frontignan.

 

« J’ai renvoyé ce jour en recommandé le courrier que l’État dit n’avoir jamais reçu. Nous en écrivons de très nombreux chaque année au préfet et à ses services concernant les problématiques de pollutions sur la commune de Frontignan. Je comprends qu’ils soient un peu débordés par cette vague épistolaire. D’ailleurs, l’État est loin de répondre à tout. Nous le regrettons vivement car, comme le rappelle assez justement le sous-préfet Nucho, c’est l’État qui est en première ligne sur ces dossiers car seul compétent et responsable. Lorsque la Ville se substitue à lui, c’est qu’elle considère qu’il ne joue pas son rôle voire qu’il est défaillant ».

 

Et d’étayer ses propos : « C’est précisément ce qui a motivé notre demande d’analyses de l’air auprès d’Analytika, celles-ci, réalisées en deux campagnes (décembre 2015 et février-mars 2016) devant initialement permettre de mesurer les incidences des tests biopiles mis en place par Exxon Mobil dans le cadre de la dépollution des terrains de l’ex-raffinerie. Ce chantier avait été reporté, entre février et avril 2016, et le suivi atmosphérique assuré par Air-LR durant ce tempslà, l’État refusant ensuite malgré la demande de la Ville de maintenir le dispositif de surveillance de la qualité de l’air au-delà… J’en profite pour redire que nous demandons toujours que l’entièreté des travaux de préparation du futur chantier de dépollution s’effectue sous tentes confinées ».

 

Pour le maire, plus globalement, sur ce dossier, « ce n’est pas à l’État de nous dire ce que nous devons faire ou pas. C’est aux Frontignanais de le décider. Si, par le passé, toutes les parties (État, collectivités locales, industriel) avaient été aussi exigeantes, indépendantes et uniquement soucieuses de l’intérêt général que moi, nous aurions avancé plus vite. Aujourd’hui : Exxon Mobil doit dépolluer, l’État doit le surveiller et la Ville doit protéger ses habitants. Quant à M. Cleret, afin de lui éviter de se prendre les pieds dans le tapis, comme il le fait sur Scori confondant actes et dates, je l’invite à venir se battre à nos côtés ou à bosser ses dossiers avant d’essayer de les exploiter politiquement. »

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Air à Frontignan : « Les services de l'État n'ont pas encore été saisis »

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Entretien. Le sous-préfet Philippe Nucho, évoque l’étude de l’analyse de l’air réalisée par Analytika.


Le 3 février dernier, nous révélions que la ville de Frontignan avait commandé une analyse de l’air au laboratoire indépendant Analytika. Celle-ci concluait à « la présence d’un grand nombre de contaminants organiques volatils toxiques dont l’origine industrielle ne fait aucun doute ».

 

Le Collectif Coef34, à l’origine de la “découverte” de l’étude, tout comme l’association Action Risque Zéro Frontignan, se sont émus de la non-publication de cette analyse par la commune et des conséquences que cette pollution de l’air pouvait avoir sur la santé de leurs concitoyens.

 

Ce sur quoi, le maire Pierre Bouldoire, s’est exprimé lors d’une conférence de presse (ML du 20 février). Le premier magistrat a notamment expliqué avoir fait appel à Analytika car la surveillance de la qualité de l’air autour du chantier de dépollution de l’ancienne raffinerie Mobil effectuée par Air LR, à la demande de l’État, ne lui avait pas paru suffisante (lire ci-contre).

 

Il précisait que les résultats d’Analytika « se sont avérés surprenants indiquant une bonne qualité de l’air pendant les tests (de biopiles, NDLR) et moyenne à mauvaise avant le début du chantier ». Estimant que « la ville n’a pas les moyens techniques d’analyser ces résultats » (ceux d’Air-LR et d’Analytika, NDLR), Pierre Bouldoire a indiqué avoir transmis ces éléments à l’Agence régionale de la santé (ARS) et au préfet. C’est, en tout cas, ce qu’il avait fait du rapport d’analyse d’Analytika concernant le site industriel Lafarge (lire ci-dessous).

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Qualité de l'air à Frontignan : le maire Pierre Bouldoire s’explique

Le Midi Libre| Article de Jennifer Franco

Environnement. Le maire de Frontignan réagit aux résultats de l'étude menée sur la qualité de l'air respiré par les habitants, que la Ville a commandé au laboratoire indépendant, Analytika, basé dans le Var. Un point qui intervient après la mobilisation d'habitants.


Dans son édition du 3 février 2017, Midi Libre révélait les conclusions d'une analyse de l'air réalisée à Frontignan ville et Frontignan plage, en décembre 2015 et février mars 2016, par le laboratoire Analytika.

 

Qualifiés de "préoccupants" par l'auteur de l'analyse, le scientifique Bernard Tailliez, fondateur de ce laboratoire indépendant d'investigations et d'expertises de contaminations chimiques, ces résultats concluent à « la présence d'un grand nombre de contaminants organiques volatils toxiques ». Cette étude, commandée par la ville, dont les résultats sont publiés et consultables sur le site internet d'Analytika, n'a jamais été rendue publique.

 

Pourquoi avoir organisé une conférence de presse maintenant (elle a eu lieu le 13 février 2017, NDLR) ?

Parce que dans votre journal, des citoyens informés se sont manifestés pour exprimer leurs inquiétudes. En l'occurrence, Christian Dangleterre et son association le Coef 34 (Collectif environnement Frontignan), puis dans la foulée ARzF (Action Risque zéro Frontignan). La première intervention pouvait laisser penser que la ville cachait quelque chose sur le rapport d'Analytika.

 

Est-ce le cas ?

Absolument pas. Mais j'ai tenu à faire une mise au point, à donner des informations sur lesquelles il ne me semblait pas nécessaire d'attendre, compte tenu que dans ce genre d'affaire, on peut vite être suspecté de vouloir cacher quelque chose.

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La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur malade de ses déchets

AFP (Marseille) | Enquête de Julie Pacorel

Des tonnes de plastique recyclable mais non recyclé, des déchets dangereux dans des installations non homologuées, ou encore des gravats de chantiers déversés au bord de la route: la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est débordée par ses déchets.

 

Décharges en Paca : situation alarmante


Alors qu'en moyenne en France, 270 kilos de déchets par an et par habitant ne sont pas recyclés, en Paca le tas d'ordures non "valorisées" grimpe à 400 kilos par an et par habitant, selon l'Observatoire régional des déchets.

 

Un état des lieux constaté au quotidien par ses habitants, et confirmé par une enquête de la DREAL, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, fin novembre. Les services de l’État ont inspecté sans préavis les 15 décharges de Paca, et leur conclusion est alarmante: plus de la moitié sont en infraction. Plusieurs procès-verbaux ont été transmis aux procureurs de la République.

 

Eric Legrigeois, directeur adjoint de la Dreal explique "Derrière ces contrôles inopinés, l'idée était de s'assurer de la qualité des déchets admis et des contrôles d'accès, on a vu des bennes entières d'emballages plastique, des pneus dans des installations de stockage qui ne doivent accueillir que des déchets dits ultimes, qui ne peuvent pas être recyclés. Les contrôles d'accès sont très lacunaires: les exploitants de décharge sont dans une logique de remplir rapidement leur installation pour le moindre coût, et une personne qui contrôle à l'entrée toute la journée représente des frais".

 

Un gâchis pour le recyclage, mais aussi un risque pour l'environnement. Des déchets dangereux (chimiques, explosifs ou infectieux) y entrent parfois sans problème.

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Hérault : pollution toxique dans l'air de Frontignan

Le Midi Libre| Article de Isabelle Jupin

Elle a été réalisée, en deux campagnes, par le laboratoire Analytika à la demande de la ville de Frontignan.

 

On doit aux membres du Collectif environnement Frontignan 34 (Coef 34) d’avoir mis au jour cette étude publiée sur le site Internet du laboratoire Analytika. Non pas cachée, donc, mais à la disposition « d’un public averti », commente Christian Dangleterre. « Nous voulons porter à la connaissance des habitants ce document dont nous nous demandons pourquoi il n’a pas été diffusé », ajoute-t-il.


De quoi s’agit-il ? Des résultats, publiés en mai 2016, de deux campagnes successives de prélèvements d’air ambiant sur six capteurs, disposés dans le centre-ville, pour connaître la qualité de l’air respiré par les habitants. Ces analyses ont été réalisées du 11 au 31 décembre 2015 et du 16 février au 7 mars 2016 à la demande de la Ville.


Qualifiés de « préoccupants », ces résultats concluent à « la présence d’un grand nombre de contaminants organiques volatils toxiques dont l’origine industrielle ne fait aucun doute ».


Bernard Tailliez, le scientifique fondateur de ce laboratoire indépendant d’investigations et d’expertises de contaminations chimiques basé à Cuers (Var), poursuit : « La présence de ces contaminants n’a jamais été encore rapportée par les autorités en charge de la surveillance de la qualité de l’air, alors même que plusieurs de ces substances sont classées CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique) et PE (perturbateurs endocriniens) et donc fortement préjudiciables à la santé des habitants.

 

Parmi les CMR, ont été identifiés : des molécules de benzène, de tétrachlorométhane et tetrachloréthylène, des solvants.

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Des perturbateurs endocriniens dans les préservatifs

Le Lanceur| Article de Agnès Noël

Qu’y a-t-il dans les préservatifs ? La rédaction du Lanceur s’est posé la question et a fait analyser un échantillon. Les résultats sont préoccupants.

 

C’est l’histoire d’une enquête qui dure depuis des mois, où presque tout le monde se renvoie la balle sans pouvoir répondre. En France, si les cosmétiques et les aliments ont l’obligation d’afficher leurs ingrédients, ce n’est pas le cas pour les préservatifs. Et, si beaucoup s’interrogent sur la composition des sex-toys et des tampons, en ce qui concerne les préservatifs, il règne un silence assourdissant, expliqué par la nécessité de se protéger du sida et des MST.


Voici quelques mois, Le Lanceur a essayé d’en savoir plus. Las, les marques du secteur – Durex, Manix, etc. – refusaient de communiquer, en s’abritant derrière le secret industriel, le manque de temps ou en jouant tout simplement les abonnés absents. Les certifications se focalisent, elles, sur la résistance et l’efficacité du produit. Seules certaines associations environnementales évoquaient le risque de produits toxiques dans les préservatifs.

 

Pour en avoir le cœur net, la rédaction a fait analyser un préservatif. Le choix s’est porté sur le “Classic Jeans”, de la marque Durex, le préservatif le plus vendu en France. L’analyse a prouvé la présence de substances toxiques.

 

Première substance trouvée : du cyclotrisiloxane, molécule “toxique pour la fertilité, bio-accumulable [elle s’accumule dans le corps] et persistante dans l’environnement”, selon la chimiste Adèle Luria, experte en santé environnementale. Un perturbateur endocrinien, donc. À ce titre, il fait d’ailleurs partie des substances, relève Aurèle Clémencin (ancien directeur scientifique d’un site de consommation responsable), que l’association Chemical Secretariat demande de remplacer. La marque de supermarchés bio Whole Foods Market l’a aussi placée dans sa liste de substances interdites dans les produits cosmétiques.

 

« La dose ne fait pas le poison »

 

Le professeur d’endocrinologie pédiatrique Charles Sultan, du CHU de Montpellier, fait remarquer de son côté que “trois des composants (le dodécane, le pentadécane et l’octadécane) retrouvés sont des hydrocarbures, donc potentiellement reprotoxiques”.

 

Le règlement européen REACH considère ces derniers comme toxiques à l’inhalation mais pas reprotoxiques : “Ces résultats sont incontestablement préoccupants. Ils sont a priori placés dans le lubrifiant et donc très absorbables par les muqueuses du garçon et de la fille. Certes, on peut dire qu’il s’agit de quantités infinitésimales mais, avec les perturbateurs endocriniens, la dose ne fait pas le poison. Le problème aussi est que ces faibles doses s’accumulent dans le corps au fur et à mesure qu’on utilise des préservatifs. Et enfin, quid de l’effet cocktail entre ces différentes molécules ?” Le préservatif contient également du butanamine, “un irritant cutané possiblement allergène”.

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La guerre de l’air à Imphy

Le Lanceur| Article de Daphné Gastaldi / We Report

En quelques mois, les citoyens d’Imphy et de Sauvigny-les-Bois ont brisé l’omerta sur l’envol de poussières chargées de métaux lourds, dans ce coin de la Nièvre. Les particules proviennent du site d’Harsco Minerals, une multinationale qui recycle le terril de l’aciérie d’Imphy pour en extraire du nickel ou des terres rares convoitées. Alerté par les problèmes de santé des riverains, le collectif Stop Pollutions vient de faire analyser ces particules fines. Les résultats, qui serviront de preuves dans leur action en justice, Le Lanceur a pu les consulter.


Excusez notre ami, il a dû partir à Paris pour des examens pulmonaires poussés”, lance Roger Martin avant d’ouvrir la réunion, dans la salle des associations d’Imphy (Bourgogne). Un soupir circule autour de la table, en ce samedi après-midi. Il faut dire qu’ils ont l’habitude, ces anciens salariés de l’aciérie. Depuis des années, ils voient tomber leurs collègues de l’usine, touchés par différents cancers liés à l’amiante.


Dans le quartier où se trouve le terril de l’usine, on s’inquiète de la qualité de l’air, des surinfections bronchiques chez les enfants ou de problèmes de thyroïde chez les femmes du voisinage. Même si plus rien ne semble étonner les citoyens de cette commune d’environ 3 000 habitants qui s’est forgée autour des Aciéries d’Imphy, appelées aujourd’hui Aperam et détenues en grande partie par la famille Mittal.


En revanche, s’ils ont subi de plein fouet les ravages de l’amiante, ils ne supporteront pas un scandale sanitaire de plus. Depuis des mois, une vingtaine de citoyens réunis au sein du collectif Stop Pollutions dénoncent les rejets de poussières toxiques dans la ville, en provenance du terril exploité par Harsco Minerals.


C’est en 2009 que la multinationale s’est implantée sur le terril d’Imphy, alors inerte et végétalisé, avec l’autorisation de la préfecture de Nevers et l’accord d’Aperam, pour y recycler les “laitiers”, c’est-à-dire la matière de recouvrement utilisée lors de la fonte du métal contenant de la chaux, de la silice ou encore de l’oxyde de chrome. Depuis, Harsco Minerals a traité tout le crassier (autre nom du terril) historique et recycle désormais les nouveaux laitiers des fours d’Imphy, mais aussi d’autres usines en France. En tout, il y aurait déjà eu près de 600 000 tonnes broyées et filtrées sur place, selon la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). Mais, en traitant ces déchets pour en extraire des métaux à forte valeur marchande, de fines particules s’envolent dans l’atmosphère sur les communes d’Imphy et Sauvigny-les-bois.

 

« On n’est plus dans les Trente Glorieuses, ça suffit. On ne devrait pas trouver des phtalates dans l’air que respirent les citoyens »

 

Pour prouver cette pollution, les riverains ont décidé d’ouvrir leurs systèmes de ventilation, de racler leurs pare-brise… pour récupérer eux-mêmes la poussière qui s’incruste dans leurs maisons et la faire analyser.

 

“Je suis indigné quand je vois les résultats, souffle de l’autre côté du combiné Bernard Tailliez, dans son laboratoire indépendant, Analytika, à Cuers (Var). On n’est plus dans les Trente Glorieuses, ça suffit. On ne devrait pas trouver des phtalates et des terres rares dans l’air que respirent les citoyens.”

 

Le directeur de ce laboratoire privé qui a fait les analyses s’inquiète de la présence de trois phtalates, reconnus comme des perturbateurs endocriniens, surtout le DEHP. “Nos rapports analytiques mettent en évidence la présence de très nombreux polluants à de fortes concentrations dans les poussières aéroportées induites par une activité industrielle autorisée. Ils démontrent donc que les pouvoirs publics n’ont pas satisfait à l’obligation que leur impose l’article 5 de la Charte constitutionnelle de l’environnement*”, commente-t-il.

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Filaments tombés du ciel : le mystère n’est pas démêlé

Le Républicain Lorrain| Article de Stéphane Mazzucotelli

Ce week-end, des filaments blancs sont tombés du ciel en Moselle-Est. Ils ont fait l’objet d’une analyse par un laboratoire privé. Mais les conclusions de cet organisme restent vagues sur l’origine de ces retombées.

 

Des centaines d’habitants de Moselle-Est livrent tous le même récit. Samedi dernier, des filaments blancs sont tombés du ciel de Forbach, Sarreguemines, Sarrebruck… (lire RL du 22-10-2014). Face à ce phénomène mystérieux déjà observé l’automne dernier en Drôme-Ardèche, les interprétations se multiplient, surtout les plus farfelues.

 

Non radioactif


Que savons-nous exactement sur ces filaments blancs, objets de tant de fantasmes ? Presque rien et c’est là que le bât blesse. La Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) a bien analysé un prélèvement. « Nous avons testé sa radioactivité et nous n’avons rien trouvé d’anormal », assure Roland Desbordes, président de la Criirad. Pour lui, c’est aujourd’hui à des laboratoires de chimie ou de biologie reconnus de se pencher sur cette étrangeté. « Nous avons transmis les filaments à un laboratoire départemental du sud de la France mais, pour l’instant, cela n’a pas semblé les intéresser », constate Roland Desbordes qui considère que la théorie des produits toxiques répandus volontairement par les avions survolant notre ciel, très florissante sur le web, « ne tient pas la route ».

 

Le président de la Criirad a lu le rapport du laboratoire Analytika mais il le trouve « incomplet. Ce laboratoire ne tranche pas réellement sur l’origine de ces fibres ». Analytika est un laboratoire privé animé par le Dr Bernard Tailliez à Cuers, dans le Var. Ses travaux ont déjà prêté à polémique à propos des rejets de l’ Erika. Ce labo est le seul à avoir analysé chimiquement la texture blanche.

 

Que dit Analytika ?

 

« Ces "filaments aéroportés" sont des polymères organiques complexes, contenant des composants chimiques de synthèse, parmi lesquels plusieurs molécules rencontrées dans les carburants et lubrifiants de réacteurs d’aviation. »

Un rejet d’avions alors ? « Peut-être ou d’objets lancés dans l’espace, comme des satellites. Je regrette que l’aviation civile ne communique pas sur les rejets de ses appareils », répond le Dr Tailliez.

 

Aucune certitude donc. Pour le patron du labo privé, l’élément filandreux n’est « pas naturel ». Il balaie l’hypothèse de toiles tissées par des araignées pour se déplacer à l’automne. Prudent, le directeur d’Analytika prend ses distances avec ceux qui concluent, suite à son travail, à un épandage vicieux de substances toxiques et dangereuses.

 

« Je ne dis pas qu’il y a complot. Je dis que ces retombées sont préoccupantes. Mais je n’utilise pas le terme de dangereux car moi-même je ne sais pas d’où cela vient exactement. C’est d’ailleurs tout le problème. Il faut désormais qu’un laboratoire mandaté par l’État analyse ces fibres pour qu’on sache définitivement de quoi il s’agit », conclut le Dr Tailliez, qui croit savoir que le CNRS, à Montpellier, serait sur le coup. En attendant, l’énigme reste entière.

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Les riverains ont la décharge dans le nez

La Provence | Article de Delphine Tanguy

"Au beau milieu de la nuit, vous suffoquez, vous avez envie de vomir", rapporte Daniel Pieri. Ses voisins renchérissent : depuis quelques semaines, ils souffrent de maux de gorge, d'yeux irrités. Les odeurs pestilentielles venues du centre d'enfouissement technique (CET) de Septèmes pourrissent la vie des riverains.


Hier, ils organisaient une réunion à laquelle participaient des élus tels Henri Jibrayel ou Roland Cazzola, des présidents de CIQ comme Gérard Marletti ou Lydia Fretzel.

 

Discrètes, dans la salle, les chargées de communication de Véolia Environnement (Valsud) prennent des notes mais se gardent bien d'intervenir. Seuls parleront le toxicologue Bernard Tailliez, mandaté avec son laboratoire, Analytika, par les habitants, et Daniel Pieri, président de l'Association contre la décharge de Septèmes les Vallons (ACDSV).


Œuf pourri
"On veut le savoir : est-ce qu'on risque quelque chose à respirer ça?" tonne soudain un voisin, très remonté. "Ça", c'est de l'hydrogène sulfuré à la caractéristique odeur d’œuf pourri. Il émane des dégazages nécessaires menés par Véolia sur la décharge depuis des semaines. Issu de la macération des déchets organiques, ce biogaz nauséabond est effectivement très irritant. Voir létal dans de fortes concentrations (dégagé par les algues vertes qui souillent les côtes bretonnes, par exemple) et/ou des espaces confinés.


Toutefois, "ici, ce n'est pas dangereux", nous a affirmé Frédéric Clément, le responsable d'exploitation de la décharge. Ce sont "seulement les flux thermiques entre la mer et la terre" qui renverraient les relents pestilentiels vers les vallons des Peyrards et des Tuves, notamment. "Il faut que le préfet vienne dans l'arène, maintenant, que des études soient menées" a réclamé le député PS Henri Jibrayel lors de la réunion. Lors de la récente visite à Marseille de Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, la sénateur maire PS Samia Ghali lui avait fait la même requête.


Fin 2011, Analytika avait mis en évidence, sans pouvoir en préciser la concentration ni la provenance, la présence de 18 polluants dans l'air et 38 dans l'eau aux abords de la décharge. Ce rapport avait jeté le trouble : Véolia avait ensuite accepté que soient menées, deux fois par an, des campagnes de captage d'air en plusieurs points du voisinage.

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D'étranges filaments tombés du ciel analysés par un laboratoire varois

Var Matin | Article de Luc Boutria

Théorie du complot, résidus de réacteurs... Particuliers et associations s'interrogent sur la découverte de filaments blanchâtres. Un laboratoire varois révèle qu'ils n'ont rien de naturel...

 

En bons Gaulois, nous en sommes toujours à craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête. La crainte serait fondée selon des particuliers et une association, l'ACSEIPICA*.

 

Pour comprendre leur théorie, il suffit de lever la tête vers le ciel et d'observer.

 

Il y a de fortes chances pour que vous tombiez sur une de ces « belles » traînées blanches liées au passage des avions. De ces traînées longilignes qui lézardent le ciel - baptisées en anglais chemtrails** - seraient issus de drôles de fils blanchâtres et collants, des « filaments aéroportés » qui se dispersent dans la nature ou… votre jardin !

 

Ces surprenantes découvertes sur plantes vertes ont interpellé des habitants du Var, comme ailleurs en France, qui ont collecté des échantillons pour analyse. À la manœuvre le centre Analytika de Cuers dont les derniers résultats ne laissent présager rien de bon pour la santé publique quant à la composition de ces mystérieux filaments tombés du ciel.

 

D'autres scientifiques mettent en avant le fait que les traces de condensation identifiables à des altitudes élevées de l'ordre de 10.000 mètres se résorbent rapidement. Alors que les chemtrails** apparaissent à des altitudes plus basses entre 2.000 et 5.000 mètres et s'estompent très lentement… Préoccupant. Au point de faire l'objet d'une question devant l'Assemblée nationale fin 2013.


À Cuers on se garde toutefois de verser dans la théorie du complot militaro-gouvernemental qui parle d'épandages destinés à contrôler le climat, réguler la population, voire « effectuer des recherches militaires sur la guerre chimique »…


Certaines associations craignent pourtant que nous ne soyons le jouet d'expériences hasardeuses. X-Files nouvelle saison ?


*Association Citoyenne pour le Suivi, l'Étude et l'information sur les Programmes d'Interventions Climatiques et Atmosphériques.
**Néologisme construit par la contraction de l'anglais « chemical trail », soit « traînée de produits chimiques ».

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Commune de l'Allemant : Des « PCB » dans la nature

L'Aisne Nouvelle | Article de Eric Jonneau

Allemant est-elle en passe de devenir la commune la moins fréquentable du département ?
Non contents de lutter à armes inégales contre le centre d’enfouissement de déchets, dont ils s’efforcent de prouver le caractère polluant, deux associations locales dénoncent aujourd’hui la présence de polychlorobiphényles (PCB) dans un champ voisin. Et dans des doses dangereuses pour la nature... et pour l’homme.

 

Allemant. 180 habitants. Le village, situé entre Laon et Soissons, est connu pour avoir reçu un missile V1, tiré par la Wehrmacht, mais dévié de sa trajectoire.

 

C'était le 17 juin 1944, jour de la visite de Hitler au bunker de Margival, quartier général du front de l'ouest, situé à trois kilomètres de là… Soixante-dix ans plus tard, la « célébrité » de la commune reposera sur un tas d'immondices. Elle abrite en effet l'un des trois centres d'enfouissement de déchets de l'Aisne.


Depuis son ouverture, en 1996, deux associations (Vauxaillon nature et Qualit'Aisne) se sont créées afin de lutter contre une exploitation qu'ils jugent douteuse, voire illégale. Leur combat est toujours d'actualité et devrait se poursuivre encore quelques années. Il a motivé la rédaction d'un livre blanc, présenté récemment par le conseil général (notre édition du 25 novembre).


C'est pourtant une autre affaire que soulèvent aujourd'hui les deux associations, qu'elles affirment avoir découverte de manière assez fortuite. « En regardant une vue satellite du village sur Internet, l'un de nous a remarqué une tâche claire dans les champs, un endroit où rien ne pousse (en bordure de la D26, ndlr), raconte Alain Legros, le président de Qualit'Aisne. En le superposant avec le cadastre, on s'est aperçu qu'il s'agissait d'un ancien chemin communal, remblayé et exploité par l'agriculteur. C'est troublant. »

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Le labo dont les résultats « dérangent » Trivalis

Ouest France - Pays de la Loire | Article de Philippe Ecalle & Marc Lambrechts

La Fédération éco-citoyenne de Vendées (FEVE), s'appuie sur les analyses d'Analytika, un laboratoire près de Toulon pour dénoncer la qualité du compost sortant des usines de TMB de Vendée. Un « scandale » pour Trivalis. Mais qui est Analytika ?


Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi une telle colère de la part de Trivalis contre la Fève ?


Les responsables de Trivalis ne décolèrent toujours pas. La raison ? Les accusations de la Fédération éco-citoyenne de Vendée (Fève). Elle dénonce la mauvaise qualité du compost issu des usines de tri-mécano biologique et réclame la suspension de sa distribution aux agriculteurs. Pour cela, elle s'appuie sur les analyses d'un laboratoire. Celui-ci a découvert des « micro-contaminants organiques cancérigènes » et la présence de certains métaux (zinc, plomb...) dans des proportions alarmantes, dépassant très largement les normes autorisées.


« Une campagne de dénigrement scandaleuse », répond Trivalis, qui parle de « méthodes douteuses » et de « procédés malhonnêtes » pour le « discréditer ». Remonté, Trivalis se réserve même le droit d'entamer « toute procédure judiciaire qui permettrait de rétablir la vérité ».


Qu'est-ce qui est en jeu ?

 

Depuis 10 ans, la Fève est le poil à gratter de Trivalis. C'est elle qui a fait capoter le projet d'incinérateur. Et c'est encore elle qui ferraille contre les usines de tri mécano-biologique. Le plan en prévoyait cinq au départ. À ce jour, deux sont sortis de terre, à Saint-Christophe-du-Ligneron et au Château-d'Olonne. Pas sûr qu'il y en ait une troisième...


Trivalis, qui exécute le plan voulu par le conseil général, a déjà investi 50 millions d'euros dans les TMB. Et les usines ont connu des problèmes au démarrage, peinant à tenir les objectifs de recyclage des déchets. Dans ce contexte, les révélations de la Fève mettent Trivalis et le conseil général en fâcheuse posture. Ou bien le labo dit vrai, et c'est inquiétant ; où le labo n'est pas crédible, et c'est la Fève qui est discréditée. D'ou la sévère mise en cause, par Trivalis, de l'intégrité de la Fève.


Qui a effectué les analyses ?

 

Le centre Analytika. Fondé par Bernard Tailliez en 1991, à Palaiseau, dans l'Essonne, il s'est ensuite installé à Cuers (Var). Sur son site, Analytika est présenté comme « une société de droit privé, au financement entièrement assuré sur fonds propres, ne dépendant d'aucun sponsor, ni industriel ni institutionnel, susceptible d'exercer d'éventuelles pressions en cas de conflits d'intérêt ». Le labo se dit également « partenaire de l'Ademe et de la Région Paca, et agréé à la cour d'appel d'Aix-en-provence ». A priori, des gages d'indépendance.

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Les Semboules victimes d'une inquiétante pollution à la dioxine

Nice Matin | Article de Ludovic Laurenti

« Cette expertise apporte la confirmation scientifique (...) d'une importante pollution historique de l'ensemble du site des Semboules, y compris et jusque dans l'intérieur des habitations les plus proches (qui ont été implantées après la construction de l'incinérateur), à des niveaux de concentration comparables à ceux des zones industrielles les plus polluées d'Europe. » Bernard Tailliez, fondateur d'Analytika (laboratoire d'investigations) qualifie les résultats de son étude sur la présence de dioxine et de furanes dans le quartier « d'alarmants ».

 

Avant toute chose, il faut cependant préciser que la plupart des études montrent que l'exposition humaine s'effectue à près de 95 % par l'alimentation (voir par ailleurs). D'ailleurs le Cadis, commanditaire de cette expertise « ne veut surtout pas paniquer la population » mais le président Manuel Babault estime indispensable d'informer les gens. « D'autant qu'ils ont financièrement participé à cette étude grâce à une souscription pour compléter la subvention de la Région. »


Pollutions passées


Manuel Babault est conscient des limites de cette étude. En revanche, il estime que les résultats sont suffisamment inquiétants pour les compléter par d'autres analyses. « Nous demandons aux pouvoirs publics de réaliser une étude digne de ce nom. Nous avons saisi le préfet pour qu'il réunisse la CLIS (Commission locale d'information et de surveillance) ». Une demande relayée par écrit par l'adjoint délégué à l'environnement et la santé.


Si l'incinérateur ne semble plus constituer une menace pour la santé des riverains, difficile de ne pas évoquer l'hypothèse que les 39 années de fonctionnement et notamment les vingt premières pourraient avoir laissé des traces. Personne ne veut incriminer l'incinérateur mais c'est bien au sein d'une future réunion de la CLIS, prévue par la loi dite « Loi déchets » que sera évoqué ce sujet.

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MacBook Pro : le pépin toxique pour Apple ?

Libération | Article de Laure Noualhat

Certains ordinateurs émettraient des vapeurs suspectes. La firme n’a pas encore réagi.

 

Certains modèles d’ordinateurs Apple émettent des vapeurs toxiques et le géant à la pomme ne pipe mot. Un chercheur du CNRS l’a découvert à ses dépens.

 

En février 2007, le labo du chercheur - qui souhaite rester anonyme - acquiert un Mac Pro pour l’étude de structures de molécules en 3D. Après l’avoir déballé, il repère une forte odeur. Dix jours plus tard, ses yeux, son nez, son larynx sont irrités. «Dès sa mise en route, l’ordinateur a distillé des substances qui, au bout d’une semaine d’utilisation, m’ont provoqué une irritation prononcée de la cornée et des voies respiratoires», raconte-t-il. Même à l’arrêt, l’ordinateur sent.

 

Puanteur

 

Le biologiste moléculaire contacte alors Apple Care, le service d’assistance aux clients d’Apple, lequel lui envoie un technicien pour changer l’alimentation de l’ordinateur.

 

La puanteur persiste, le chercheur insiste.

 

Apple procède à un échange mais - manque de chance, le second appareil empeste de la même façon. Intrigué, notre chercheur commence à farfouiller sur Internet et découvre que son cas est loin d’être isolé.

 

En Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, les forums de discussion regorgent de témoignages. «Odeur de voiture neuve», «de tapis garni de pourriture», «sensations de vertiges», «nausées», «migraines».

On y trouve même de judicieux conseils : «Moi, je travaille les fenêtres ouvertes.»

 

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Archives de la revue de presse (2005-1995)