Revue de presse de 2013 à 1995

Commune de l'Allemant : Des « PCB » dans la nature

L'Aisne Nouvelle | Article de Eric Jonneau

Allemant est-elle en passe de devenir la commune la moins fréquentable du département ?
Non contents de lutter à armes inégales contre le centre d’enfouissement de déchets, dont ils s’efforcent de prouver le caractère polluant, deux associations locales dénoncent aujourd’hui la présence de polychlorobiphényles (PCB) dans un champ voisin. Et dans des doses dangereuses pour la nature... et pour l’homme.

 

Allemant. 180 habitants. Le village, situé entre Laon et Soissons, est connu pour avoir reçu un missile V1, tiré par la Wehrmacht, mais dévié de sa trajectoire.

 

C'était le 17 juin 1944, jour de la visite de Hitler au bunker de Margival, quartier général du front de l'ouest, situé à trois kilomètres de là… Soixante-dix ans plus tard, la « célébrité » de la commune reposera sur un tas d'immondices. Elle abrite en effet l'un des trois centres d'enfouissement de déchets de l'Aisne.


Depuis son ouverture, en 1996, deux associations (Vauxaillon nature et Qualit'Aisne) se sont créées afin de lutter contre une exploitation qu'ils jugent douteuse, voire illégale. Leur combat est toujours d'actualité et devrait se poursuivre encore quelques années. Il a motivé la rédaction d'un livre blanc, présenté récemment par le conseil général (notre édition du 25 novembre).


C'est pourtant une autre affaire que soulèvent aujourd'hui les deux associations, qu'elles affirment avoir découverte de manière assez fortuite. « En regardant une vue satellite du village sur Internet, l'un de nous a remarqué une tâche claire dans les champs, un endroit où rien ne pousse (en bordure de la D26, ndlr), raconte Alain Legros, le président de Qualit'Aisne. En le superposant avec le cadastre, on s'est aperçu qu'il s'agissait d'un ancien chemin communal, remblayé et exploité par l'agriculteur. C'est troublant. »

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Le labo dont les résultats « dérangent » Trivalis

Ouest France - Pays de la Loire | Article de Philippe Ecalle & Marc Lambrechts

La Fédération éco-citoyenne de Vendées (FEVE), s'appuie sur les analyses d'Analytika, un laboratoire près de Toulon pour dénoncer la qualité du compost sortant des usines de TMB de Vendée. Un « scandale » pour Trivalis. Mais qui est Analytika ?


Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi une telle colère de la part de Trivalis contre la Fève ?


Les responsables de Trivalis ne décolèrent toujours pas. La raison ? Les accusations de la Fédération éco-citoyenne de Vendée (Fève). Elle dénonce la mauvaise qualité du compost issu des usines de tri-mécano biologique et réclame la suspension de sa distribution aux agriculteurs. Pour cela, elle s'appuie sur les analyses d'un laboratoire. Celui-ci a découvert des « micro-contaminants organiques cancérigènes » et la présence de certains métaux (zinc, plomb...) dans des proportions alarmantes, dépassant très largement les normes autorisées.


« Une campagne de dénigrement scandaleuse », répond Trivalis, qui parle de « méthodes douteuses » et de « procédés malhonnêtes » pour le « discréditer ». Remonté, Trivalis se réserve même le droit d'entamer « toute procédure judiciaire qui permettrait de rétablir la vérité ».


Qu'est-ce qui est en jeu ?

 

Depuis 10 ans, la Fève est le poil à gratter de Trivalis. C'est elle qui a fait capoter le projet d'incinérateur. Et c'est encore elle qui ferraille contre les usines de tri mécano-biologique. Le plan en prévoyait cinq au départ. À ce jour, deux sont sortis de terre, à Saint-Christophe-du-Ligneron et au Château-d'Olonne. Pas sûr qu'il y en ait une troisième...


Trivalis, qui exécute le plan voulu par le conseil général, a déjà investi 50 millions d'euros dans les TMB. Et les usines ont connu des problèmes au démarrage, peinant à tenir les objectifs de recyclage des déchets. Dans ce contexte, les révélations de la Fève mettent Trivalis et le conseil général en fâcheuse posture. Ou bien le labo dit vrai, et c'est inquiétant ; où le labo n'est pas crédible, et c'est la Fève qui est discréditée. D'ou la sévère mise en cause, par Trivalis, de l'intégrité de la Fève.


Qui a effectué les analyses ?

 

Le centre Analytika. Fondé par Bernard Tailliez en 1991, à Palaiseau, dans l'Essonne, il s'est ensuite installé à Cuers (Var). Sur son site, Analytika est présenté comme « une société de droit privé, au financement entièrement assuré sur fonds propres, ne dépendant d'aucun sponsor, ni industriel ni institutionnel, susceptible d'exercer d'éventuelles pressions en cas de conflits d'intérêt ». Le labo se dit également « partenaire de l'Ademe et de la Région Paca, et agréé à la cour d'appel d'Aix-en-provence ». A priori, des gages d'indépendance.

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Un platane empoisonné : la mairie de Sainte-Maxime va porter plainte

Var Matin | Article de Véronique Georges

Environnement. L'arbre, situé sur le domaine public mais intégré dans le périmètre de la terrasse occupée par « Le Wafou », est mort, victime d'un acte de malveillance.

 

Var-matin s'est fait l'écho, dans son édition du 23 juillet 2010, du dépérissement aussi brutal qu'inquiétant d'un magnifique platane situé sur le domaine public mais à l'intérieur du périmètre occupé par la terrasse du bar-brasserie « Le Wafou ». Presque du jour au lendemain, le feuillage a changé de couleur, laissant présager le pire.

 

Alertés par les mêmes symptômes, les jardiniers de la ville l'avaient examiné dès le 2 juillet. Ils n'étaient pas au bout de leurs surprises : « On pensait au départ à une attaque fulgurante d'un champignon », explique Gilles Garin, responsable du service de l'environnement, loin d'imaginer un sabotage.

 

Un produit toxique injecté dans le tronc

 

En fait, ils ont découvert à la base du tronc un trou d'une dizaine de centimètres de profondeur, probablement réalisé à l'aide d'une perceuse, d'où suintait un liquide jaunâtre qui a été prélevé aux fins d'analyse.

 

Yvan Gindre, agent de l'Office national des forêts, expert en arboriculture et auteur d'une inspection de tous les arbres de la commune en 2009, a été sollicité pour confirmer. Sur place, son œil avisé a aussi décelé cinq autres trous identiques dans la partie basse du tronc, masqués par des morceaux d'écorce recollés ! Soit six orifices en tout, bouchés avec du mastic vert que l'on trouve dans les jardineries, et maquillés. Du travail d'artiste !

 

« La personne qui a fait ça avait l'intention de l'éliminer sciemment et délibérément et de faire passer sa mort pour naturelle. Mais cela n'a pas échappé à l'expert », souligne M. Garin.

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Les Semboules victimes d'une inquiétante pollution à la dioxine

Nice Matin | Article de Ludovic Laurenti

« Cette expertise apporte la confirmation scientifique (...) d'une importante pollution historique de l'ensemble du site des Semboules, y compris et jusque dans l'intérieur des habitations les plus proches (qui ont été implantées après la construction de l'incinérateur), à des niveaux de concentration comparables à ceux des zones industrielles les plus polluées d'Europe. » Bernard Tailliez, fondateur d'Analytika (laboratoire d'investigations) qualifie les résultats de son étude sur la présence de dioxine et de furanes dans le quartier « d'alarmants ».

 

Avant toute chose, il faut cependant préciser que la plupart des études montrent que l'exposition humaine s'effectue à près de 95 % par l'alimentation (voir par ailleurs). D'ailleurs le Cadis, commanditaire de cette expertise « ne veut surtout pas paniquer la population » mais le président Manuel Babault estime indispensable d'informer les gens. « D'autant qu'ils ont financièrement participé à cette étude grâce à une souscription pour compléter la subvention de la Région. »


Pollutions passées


Manuel Babault est conscient des limites de cette étude. En revanche, il estime que les résultats sont suffisamment inquiétants pour les compléter par d'autres analyses. « Nous demandons aux pouvoirs publics de réaliser une étude digne de ce nom. Nous avons saisi le préfet pour qu'il réunisse la CLIS (Commission locale d'information et de surveillance) ». Une demande relayée par écrit par l'adjoint délégué à l'environnement et la santé.


Si l'incinérateur ne semble plus constituer une menace pour la santé des riverains, difficile de ne pas évoquer l'hypothèse que les 39 années de fonctionnement et notamment les vingt premières pourraient avoir laissé des traces. Personne ne veut incriminer l'incinérateur mais c'est bien au sein d'une future réunion de la CLIS, prévue par la loi dite « Loi déchets » que sera évoqué ce sujet.

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MacBook Pro : le pépin toxique pour Apple ?

Libération | Article de Laure Noualhat

Certains ordinateurs émettraient des vapeurs suspectes. La firme n’a pas encore réagi.

 

Certains modèles d’ordinateurs Apple émettent des vapeurs toxiques et le géant à la pomme ne pipe mot. Un chercheur du CNRS l’a découvert à ses dépens.

 

En février 2007, le labo du chercheur - qui souhaite rester anonyme - acquiert un Mac Pro pour l’étude de structures de molécules en 3D. Après l’avoir déballé, il repère une forte odeur. Dix jours plus tard, ses yeux, son nez, son larynx sont irrités. «Dès sa mise en route, l’ordinateur a distillé des substances qui, au bout d’une semaine d’utilisation, m’ont provoqué une irritation prononcée de la cornée et des voies respiratoires», raconte-t-il. Même à l’arrêt, l’ordinateur sent.

 

Puanteur

 

Le biologiste moléculaire contacte alors Apple Care, le service d’assistance aux clients d’Apple, lequel lui envoie un technicien pour changer l’alimentation de l’ordinateur.

 

La puanteur persiste, le chercheur insiste.

 

Apple procède à un échange mais - manque de chance, le second appareil empeste de la même façon. Intrigué, notre chercheur commence à farfouiller sur Internet et découvre que son cas est loin d’être isolé.

 

En Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, les forums de discussion regorgent de témoignages. «Odeur de voiture neuve», «de tapis garni de pourriture», «sensations de vertiges», «nausées», «migraines».

On y trouve même de judicieux conseils : «Moi, je travaille les fenêtres ouvertes.»

 

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