Commune de Passy (Vallée de l'Arve)

Contamination du sol et de l'air aux abords de la commune de Passy, dans la vallée de l'Arve par les activités industrielles locales

17-08-2017
À la demande de plusieurs résidents de la vallée de l'Arve, le Centre Analytika a procédé à l'investigation systématique des contaminants chimiques présents dans trois (3) échantillons :

  • poussières collectées au sol + air atmosphérique collecté sur 2 capteurs passifs (ZAE des Egratz – Route des Egratz 74190 Passy)
  • air atmosphérique collecté sur 2 capteurs passifs (Route de Chamonix – Impasse du Rocher Blanc 74190 Passy)

Ces 3 échantillons ont ensuite été étudiés par spectrométrie de masse avec dépistage systématique :

  • par la méthode GC/MS (couplage avec chromatographie gaz) pour les composants organiques
  • par la méthode ICP/MS (couplage avec plasma inductif) pour les composants inorganiques des poussières

 

Les résultats préoccupants obtenus sont présentés dans le rapport analytique ci-dessous.

 

Ces mesures semi-quantitatives suffisent à démontrer que les résultats communiqués par les autorités officielles (ATMO et DREAL) ne reflètent complètement :

  • ni la réalité de la situation
  • ni l'origine véritable de la pollution
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Rapport Analytika N° 170823 : contamination chimique du sol et de l'air par les rejets industriels à Passy (Haute-Savoie).
Prélèvements : 1 échantillon de poussières collectées au sol et 2 échantillons d'air atmosphérique prélevés sur capteurs passifs
Méthodes analytiques : dépistage systématique GC/MS et dépistage systématique ICP/MS
rapport_170823.pdf
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La Presse en Parle


Vallée de l’Arve, la justice se penche sur la pollution chronique

La Croix| Article de Bénévent Tosseri

Voilà dix ans que la vallée de l’Arve n’avait pas connu un si bel hiver. Il a certes plu des cordes. Mais les précipitations ont chassé les particules en suspension qui empoisonnent ordinairement l’air de cette vallée encaissée où vivent 155 000 habitants, au pied du massif du Mont-Blanc (Haute-Savoie).

 

« Nous voulons savoir pourquoi il y a tant de malades dans cette vallée »  « L’année 2017 est la première à respecter les valeurs réglementaires », relève Didier Chapuis, directeur territorial d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air. Malgré cet excellent bilan, sans commune mesure avec l’interminable épisode de trente-six jours consécutifs de pollution subi l’an passé, les habitants restent mobilisés.

 

RELIRE : Au pied du Mont-Blanc, la colère enfle contre la pollution

 

Cette fois, ce ne sont pas les élus qu’ils ont décidé d’interpeller, mais la justice. Près de quatre cents personnes ont déposé plainte contre X en gendarmerie pour mise en danger de la vie d’autrui. Le parquet de Bonneville a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire. « Nous voulons savoir pourquoi il y a tant de malades dans cette vallée, et quels sont les polluants que nous respirons, au-delà de la concentration en particules fines (PM10) communiquée par Atmo », indique Muriel Auprince, porte-parole du collectif Coll air’pur.

 

Études contradictoires autour des métaux lourds

 

Pour le découvrir, cette retraitée a personnellement financé l’an passé une étude auprès du Centre Analytika, structure spécialisée dans les contaminations chimiques. Pointant du doigt la présence de composés organiques volatils (COV) et des niveaux « particulièrement alarmants » de métaux lourds, l’étude diffère du constat établi par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. « Nous n’affirmons pas qu’il n’y a pas de pollution. En revanche, aucun des métaux lourds et des COV réglementés ne dépasse les valeurs autorisées », insiste son directeur, Didier Chapuis.

 

Pour autant, l’étude d’Analytika ravive l’inquiétude des habitants, qui ne se contentent pas de l’évaluation d’impact sanitaire dévoilée en septembre dernier, lors du déplacement du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot. Cette étude conclut que les particules fines causent environ 85 décès anticipés dans la vallée, un « ordre de grandeur similaire aux agglomérations françaises de taille moyenne », précise-t-elle.

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Passy : Contre la pollution dans la vallée de l'Arve, les plaintes se multiplient

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta

PASSY | Le nombre de 300 devrait être atteint d’ici la fin du mois.

 

Contre la pollution, les plaintes se multiplient

 

Le 10 février, le Coll’air pur lançait une opération inédite : inciter le maximum de personnes à venir déposer plainte contre X dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air dans la vallée de l’Arve.

 

Et l’initiative a du succès.

Hier, en effet, répondant de nouveau à l’appel du collectif, une quarantaine de personnes se sont retrouvées à proximité de l’école de Chedde, à Passy, pour faire un bilan public de l’opération.

 

Ainsi, 260 plaintes ont déjà été enregistrées par les services de gendarmerie, sur un secteur allant de Chamonix à Sallanches.

 

L’espoir d’atteindre la barre des 300 n’est par ailleurs pas utopique puisque des actions similaires sur le bassin Cluses/Bonneville sont menées en parallèle mais n’ont pas encore été comptabilisées. Surtout, les habitants ont jusqu’à la fin du mois pour venir, à leur tour, déposer plainte selon un modèle préenregistré.

 

Face à cet afflux, les gendarmes ont monté un dossier collectif (afin de ne pas avoir à traiter chaque plainte au cas par cas) et procèdent à différentes auditions, notamment des laboratoires d’analyse de la qualité de l’air Atmo et Analytika.

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La qualité de l’air dans la vallée de l'Arve s’améliore mais encore trop lentement : Une singularité qui échauffe certains esprits critiques

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Philippe Vachey

MONT-BLANC | La qualité de l’air s’améliore mais encore trop lentement.

 

Une singularité qui échauffe certains esprits critiques


Pour la qualité de l’air, il y aurait donc la vallée de l’Arve et le reste de la région ? C’est en substance ce que vient de confirmer la dernière communication diffusée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Dans son ultime livrée publique en date du 26 février, l’observatoire régional de la qualité de l’air se félicite en effet des améliorations globales constatées en 2017.

 

Une colère latente sur les réseaux sociaux

 

Décourageant ? Au contraire ! « Il n’y a aucune fatalité », martèle Eric Fournier, président d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes. Résidentiel, industrie, transports : « Nous agissons pour traiter chaque problématique simultanément, non pas pour être dans les normes mais tout simplement pour respirer un air pur. Mais l’État doit nous accompagner en prenant ses responsabilités car nous, élus locaux, prenons pleinement les nôtres ».

 

Une pugnacité qui tranche avec la lassitude de certains. Pour les associations locales, en effet, l’inertie (ou supposée telle) n’a que trop duré. « J’ai peur que cela finisse mal », glisse Alain Nahmias (Association pour le respect du site du Mont-Blanc). « La problématique des rejets industriels polluants exaspère les gens. Regardez ce qui se dit sur les réseaux sociaux. C’est rude. Les gens sont à cran : il n’est pas exclu que certains d’entre eux passent à l’acte… »

 

Pour Jean-Albert Lagarruigue (Association pour la qualité de vie à Passy), la tension aussi est palpable. « La population en a marre. Mais cela ne sert à rien d’aller au clash, même si je peux comprendre que certains soient dubitatifs… » Un doute qui pourrait prendre le chemin des prétoires suite au dépôt de plainte déposé le 10 février dernier au commissariat de Passy par le collectif Coll’air pur. Une initiative sans nul doute mieux calibrée pour répondre à la demande de « transparence » émanant des défenseurs de la vallée.

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Pollution dans la vallée de l’Arve : les habitants veulent une plus grande transparence

Le Messager (Faucigny) | Article de Mathieu Gaillac et Fred Manneveau

Quelques semaines après la publication d’un rapport qui fait état « de teneurs très élevées en métaux lourds » dans des poussières collectées au sol à Passy, la demande de transparence quant à l’air que l’on respire dans la vallée se fait de plus en plus insistante.

 

Cet hiver se déroule dans un climat plus serein que l’an dernier. Mais la problématique de la pollution reste, bien sûr, au cœur des préoccupations, dans la vallée de l’Arve. Il y a quelques mois, la mobilisation de la population avait marqué les esprits. Aujourd’hui, alors qu’une citoyenne a commandé des analyses à un laboratoire basé dans le Var pour mesurer la qualité de l’air, la population réclame plus de transparence concernant les études et les relevés qui sont menés sur le territoire.

 

1. Des plaintes déposées contre X à Chedde

 

Témoin de cette mobilisation citoyenne, une trentaine de personnes s’est réunie, samedi 10 février, devant la brigade de gendarmerie de Chedde, afin de procéder à un dépôt de plainte qui sera transmis au procureur de Bonneville pour le motif suivant : Mise en danger d’autrui, risque immédiat de mort ou d’infirmité par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence. « Ce sont des plaintes contre X, précise l’une des membres du collectif Coll’ Air Pur , à l’origine de cette action. Notre objectif, c’est de faire bouger les choses, d’avoir des analyses plus larges. »

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La montagne sous un grand manteau de pollution

L'Imprévu | Article de Benjamin Hourticq

Environnement | Au pied de Chamonix et du massif du Mont-Blanc, la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, est l’une des dix zones les plus polluées de France. Si, cet hiver, la pluie a permis d’éviter que les polluants ne stagnent dans l’air, les inquiétudes de la population ne se sont pas évaporées. Un an après un pic de pollution de trente-cinq jours et quelques mois après une visite interministérielle, les habitants ont toujours la tête dans le smog.

 

« L’air de notre vallée est mortel… »

 

C’est une poussière épaisse qui colle à la la carte postale. Quasiment au pied du Mont-Blanc et de son massif, symboles de pureté, une nappe laiteuse couvre la vallée de l’Arve (74). C’est ici, quelques kilomètres en aval d’un des patrimoines naturels les plus hostiles à l’homme, que 150 000 personnes baignent dans l’une des atmosphères les plus toxiques de France. Ce territoire de 1 224 kilomètres carrés fait partie des dix zones françaises* dans le collimateur de la Commission européenne depuis 2015, épinglées pour non-respect des valeurs limites des particules fines. Au niveau national, toutes les institutions ont tiré la sonnette d’alarme et de nombreux rapports accablent la vallée de l’Arve. Le dernier en date, celui de Santé publique France, pose un grave constat : chaque année, 85 personnes meurent dans la vallée à cause des particules fines PM2,5.

(*) La vallée de l'Arve surveillée par la Commission européenne  Parmi les onze territoires visés par la Commission européenne pour non-respect des valeurs limites des particules fines, on retrouve des villes comme Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Nice, Toulon et Douai-Béthune-Valenciennes ; mais aussi des zones urbaines comme de Provence Alpes-Côte d’Azur. La Martinique en fait également partie. La vallée de l’Arve est le seul territoire à être rural.

 

Depuis plusieurs années, tous les voyants sont donc au rouge et cette atmosphère inquiétante ne laisse pas indifférents les habitants de la vallée. Certains, lassés de l’inaction politique, se sont regroupés au sein du collectif Col’air pur. Samedi 10 février, une quarantaine d’entre eux se sont réunis devant la gendarmerie de la commune de Passy, afin de déposer une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Notre objectif est d’alerter sur la pollution de la vallée », explique Muriel Auprince, l’une des membres du collectif et habitante de la commune de Saint-Gervais.

 

Cette diététicienne à la retraite n’en est pas à son premier coup d’essai. Il y a deux ans, elle avait déjà déposé la même plainte. « Cette fois, le procureur a dit aux gendarmes de recevoir toutes les plaintes, c’est déjà une bonne nouvelle », se réjouit cette grand-mère, revigorée par l’annonce quelques jours plus tard d’une initiative similaire à Fos-sur-mer. Avec la garantie de plusieurs dizaines de procédures, Muriel Auprince s’attend à ce qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer si des négligences sont à l’origine de ces épisodes de pollution chronique dans la vallée.

 

Cette action médiatique n’est que le dernier chapitre d’une affaire qui anime la vallée de l’Arve depuis plusieurs années déjà. « L’air de notre vallée est mortel », lançait dans le JT de 20 heures de France 2, le 15 février 2015, Frédéric Champly, médecin chef du service des urgences des hôpitaux de Chamonix. Ce lanceur d’alerte avait établi ce constat en recevant en consultation des enfants victimes de crises d’asthme « sans qu’ils aient de terrain allergique ni d’infections ». Ce qui a déclenché sa suspicion, ce sont les réponses des parents eux-mêmes : « Mais c’est normal docteur, on est en période de pollution…»

 

Le lendemain de ce reportage télévisé qui a sévèrement écorné l’image d’un territoire basé sur l’économie de la montagne, Frédéric Champly réalise qu’il a brisé un tabou : « Des élus me sont tombés dessus, parce qu’il ne fallait pas toucher à l’image de la vallée. L’un d’entre eux a même demandé une sanction auprès de l’ordre des médecins », raconte le praticien. Celui qui a présenté une « candidature citoyenne » aux législatives de 2017 dénonce également une « omerta et une volonté politique de ne pas froisser l’image de la vallée, car on nous vend le rêve de ‘la montagne à l’état pur’. »

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Pour une fois, les particules se sont (un peu) fait oublier

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta

MONT-BLANC | Atmo Auvergne Rhône-Alpes vient de publier son bilan de la qualité de l’air pour l’année 2017

 

« Pour une fois, les particules se sont (un peu) fait oublier »


Dans la série -malheureusement à succès- de la pollution de l’air en vallée d’Arve, les récents résultats d’une étude indépendante menée par le laboratoire Analytika (lire nos précédentes éditions) ont sonné comme un fort rebondissement, obligeant notamment Atmo Auvergne Rhône-Alpes à dévoiler des données inédites concernant les métaux lourds et autres joyeusetés présentes localement.

 

L’association agréée de contrôle de la qualité de l’air -qui fournit les seules données reconnues officiellement- vient également de révéler son traditionnel bilan pour l’année 2017 dans le pays du Mont-Blanc.

 

Et, information majeure concernant les particules fines PM10 : « la valeur limite relative aux concentrations journalières (50 μg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) a été respectée sur les quatre sites de Chamonix, les Bossons, Passy et Sallanches ».

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« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 » En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta et Amélie Daviet

MONT-BLANC | En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique.

 

« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 »


Alors même que pour la première fois depuis dix ans, le pays du Mont-Blanc est passé sous la barre des 35 jours autorisés de pollution aux particules fines PM10 en 2017 -grâce aussi à une météo particulièrement portée sur la pluie en fin d’année- la pollution continue d’émouvoir.

 

Dans notre édition du 14 janvier, nous avons publié en effet les résultats d’une étude menée par le centre Analytika, laboratoire d’analyses indépendant. Bernard Tailliez, chercheur et gérant du laboratoire en question, y expliquait notamment que les capteurs d’air qu’il a posés en août au niveau de la zone des Egratz, à Passy, montrent la présence de métaux lourds dans les poussières à un niveau qu’il qualifie d’« alarmant ».

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions »

 

Des données en apparence inédites et qui ont eu un effet “coup de pied dans la fourmilière”… bien que très peu de communications aient jusque-là été faites officiellement (lire par ailleurs).

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions », note d’ailleurs le député Xavier Roseren, ajoutant que « si c’est vraiment vrai (sic), alors c’est grave ». Au vu de ces résultats, l’élu LREM et ancien maire des Houches demande, entre autres, que de nouvelles mesures soient réalisées pour « faire vérifier de manière contradictoire et transparente » les données d’Analytika. 

 

Une réaction que recherchait de toute évidence le Coll’air pur santé. Car c’est par l’intermédiaire de ce collectif, commanditaire des analyses réalisées par le laboratoire Analytika, que les données récentes ont été rendues publiques.

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Servoz : insatisfaite des mesures officielles de la pollution, la commune va financer les siennes

Mont-Blanc Live | Article de Audrey Bourdier

Servoz veut en savoir plus sur la pollution dont elle souffre.

 

La commune va financer une étude d'un laboratoire indépendant pour compléter les analyses d'Atmo, l'organisme officiel chargé des mesures de la pollution dans la Vallée de l'Arve.

 

Nicolas Evrard, le maire de Servoz, explique sa démarche.

 

Didier Chapuis, le responsable d’Atmo pour la Vallée de l’Arve, approuve ce complément de mesures.

 

Mais il attire l'attention sur les dérives possibles : attention au trop-plein d'informations

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Contre l’avis d’ATMO, la mairie souhaite effectuer ses mesures de polluants

Le Messager (Faucigny) | Article de Fred Manneveau

Investissements, travaux et environnement : les projets ne manquent pas pour la commune qui va par ailleurs installer des capteurs pour les polluants sur les bâtiments publics.

 

Comme l’a précisé Nicolas Evrard , maire de Servoz lors de la cérémonie des vœux à la population vendredi 19 janvier, les actions menées par le Conseil municipal pour l’année 2017 se poursuivront en 2018 en misant sur l’avenir en terme d’évolution de l’intercommunalité au sein de la vallée de Chamonix.

 

Annonce la plus marquante de cette cérémonie, puisque Atmo ne veut pas installer de capteurs, jugeant que ce n’est pas nécessaire sur la commune, Nicolas Evrard, son maire se débrouillera tous seul. La commune positionnera ces capteurs sur les bâtiments publics. En effet, comme semble le confirmer la récente étude d’Analytika (voir page 5), la pollution n’est pas le seul fait du chauffage au bois, les activités industrielles ont aussi une lourde responsabilité sur la pollution cumulée que nous subissons toute l’année.

 

« Dès lors, au-delà de la mesure des PM 10 et des NOX, nous devons pouvoir mesurer les PM2,5, le SO2, les HAP (notamment le Benzol à Pyrène). Nous devons savoir si les particules fines sont porteuses de métaux lourds. » explique le maire. [...]

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Pollution de l'air dans la vallée de l'Arve : Communiqué du centre Analytika à propos de nos premières investigations

Communiqué du centre Analytika | Investigations dans la commune de Passy :

Sollicité par des habitants de la vallée de l’Arve via le collectif citoyen « Coll'Air pur », le centre Analytika a récemment rendu public son rapport d’investigation sur la contamination chimique d'échantillons d'air et de poussières, prélevés durant l’été 2017 sur la commune de Passy en Haute-Savoie.

 

En révélant la présence de métaux toxiques (aluminium, zinc, cuivre, chrome et nickel) en proportions alarmantes dans les poussières, et de composés organiques volatils (COV) soufrés malodorants dans l’air, nos investigations par spectrométrie de masse attestent de l'origine essentiellement industrielle de la pollution.

 

Nous saluons ici la démarche du collectif citoyen « Coll’Air pur » ainsi que la mairie de Sernoz, qui ont choisi de recourir aux compétences privées du centre indépendant Analytika, afin de répondre avec une plus grande précision aux questions d'identification des pollutions.

 

Ce nouvel éclairage sur l’identité des polluants atmosphériques présents dans la vallée de l’Arve devrait aider les services de l’État dans l’évolution de leurs méthodes de contrôle de la pollution, ainsi que dans la révision du futur plan d’action visant à améliorer la qualité de l’air dans la région.

 

Ces préoccupations sur la qualité de l’air sont partagées par de nombreux autres élus des communes de France, comme en attestent nos précédentes investigations à Carnoules (83), Septèmes-les-Vallons (13), ou Frontignan (34).

 

La vocation du centre Analytika est d’apporter une expertise scientifique indépendante au service des populations et de leurs élus locaux sur toutes ces questions de contamination chimique.

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Pollution dans la vallée de l'Arve : Les débats toujours dans l’air du temps

L'Humanité | Article de Eric Serres

L’atmosphère aurait été respirable dans la vallée de l’Arve en 2017. Une bonne nouvelle qui n’empêche pas les polémiques autour des solutions à trouver.

 

Alors que la Commission européenne annonçait en fin de semaine dernière la tenue d’un sommet ministériel le 30 janvier à Bruxelles avec neuf pays, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni et surtout la France, tous visés par des procédures d’infraction pour leur non-respect des normes sur la qualité de l’air, la communauté de communes Pays du Mont-Blanc (CCPMB) se félicitait de l’amélioration de la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve en 2017.

 

Le CCPMB aurait donc trouvé la solution « miracle » face à cette pollution qui empoisonne ses habitants depuis des années ? D’après le bilan annuel de l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire régional agréé pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air, tel serait le cas, puisque le nombre de pics de pollution ont été en dessous des recommandations européennes et « la qualité de l’air a globalement connu une amélioration ».

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Pollution dans la vallée de l'Arve : le maire de Servoz finance ses propres capteurs d'air

Dauphiné Libéré (Haute-Savoie) | Article de Amélie Daviet

SERVOZ | Après les révélations du centre Analytika sur la pollution dans la vallée de l’Arve, Nicolas Evrard, maire de Servoz, réagit

 

Atmo ne veut pas ? Qu’importe, Nicolas Evrard se débrouillera seul. Hier soir, lors de ses vœux à la population, le maire de Servoz a annoncé que la commune allait faire poser deux capteurs afin d’analyser l’air. Une demande que son prédécesseur avait déjà faite, que lui même avait réitéré au début de son mandat… et à laquelle « Atmo (1) a à chaque fois opposé une fin de non recevoir. Ils ont dit que ce n’était pas nécessaire à Servoz », raconte le maire.

 

D’ici quelques mois, il sera donc fixé quant à la pollution puisqu’il fait désormais appel aux compétences du centre Analytika sur les deniers de la commune. Ce laboratoire indépendant a déjà réalisé une batterie d’analyses pour des particuliers, à Passy, qui montrent, entre autres, une forte présence de métaux lourds. « On ne peut pas mettre la poussière sous le tapis », estime Nicolas Evrard qui souhaite pousser plus loin que le simple décompte des PM10 pour regarder ce qui se cache vraiment derrière.

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Un laboratoire indépendant dénonce la présence de métaux lourds dans l'air de la vallée de l'Arve

France Bleu | Article de Marie Ameline

L'analyse d'échantillons de poussières et d'air atmosphérique met en évidence la présence de Zinc, de plomb, d'aluminium et de fer rapporte le directeur du laboratoire Analytika. La présidente d'ATMO Auvergne Rhône-Alpes s'interroge sur la valeur scientifique de ces travaux.

 

C'est à l'initiative de cette habitante de Saint-Gervais qu'ont eu lieu ces analyses. Sur ses propres deniers, Muriel Auprince a acheté quatre capteurs passifs et demandé l'été dernier au laboratoire indépendant Analytika d'en assurer la pose et l'exploitation des données par la technique physique de la spectrométrie de masse.  En plus de ce prélèvement d'échantillons d'air atmosphérique, un échantillon de poussières était collecté au sol , également pour analyse.

 

"Il y a un écran de fumée. On a que des analyses quantitatives, j'ai voulu savoir quel était l'air qu'on respirait"— Muriel Auprince

 

Au mois de juillet, Bernard Tailliez, le directeur du centre Analytika a installé en deux endroits stratégiques de la vallée de l'Arve, au pied du viaduc des Egratz sur la commune de Passy,  quatre capteurs atmosphériques destinés à piéger les COV, composés organiques volatils présents dans l'air.

 

Deux de ces capteurs sont placés à trois cents mètres environ de l'incinérateur des ordures ménagères, les deux autres capteurs se trouvent en bordure la route de Chamonix. Résultat de ces divers prélèvements après analyse: les constituants majeurs transportés par les poussières collectées sont le zinc, le plomb, et le cuivre, ainsi que l'aluminium et le fer. Ce qui fait dire à Bernard Tailliez et Muriel Auprince que "cette pollution est forcément d'origine industrielle".

 

"Avant d'affirmer que ce sont des valeurs élevées, il faut les comparer à des valeurs de référence" — Marie-Blanche Personnaz

 

Interrogée sur le résultat et les conclusions tirées de ces analyses, la directrice générale de l'observatoire ATMO Auvergne Rhône-Alpes, chargé de la surveillance et de l'information sur la qualité de l'air, exprime des réserves sur les conditions dans lesquelles ont été réalisés ces travaux, et souhaite pouvoir en étudier l'ensemble avant d'en dire plus, ou de diligenter d'autres analyses complémentaires ou contradictoires comme le demande le député de la 6 ème circonscription de Haute-Savoie Xavier Roseren. "Il faut faire attention à ce que des gens sérieux ne soient pas discrédités. Il faut qu'ATMO s'empare de cette étude, fasse une contre-expertise et nous dise vraiment s'il y a quelque chose."

 

Le rapport d'analyses du laboratoire Analytika a été adressé aux trois ministres de l'Écologie, de la Santé, et des Transports.

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Vallée de l'Arve : des métaux lourds présents dans l'atmosphère, selon une étude indépendante

Mont-Blanc Live | Article de Audrey Bourdier

C’est une étude qui va faire grand bruit dans la Vallée de l'Arve.

 

Analytika, un laboratoire d’analyse indépendant, a été sollicité par les habitants de la Vallée pour effectuer des prélèvements au niveau du site industriel de Passy.

 

Et les résultats sont accablants, comme le détaille Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique d'Analytika.

 

Il affirme avoir trouvé des traces de métaux lourds, comme du zinc, de l'aluminium, du cuivre, du chrome et du nickel.

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À peine créé, le Coll’Air Pur Santé s’énerve

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Amélie Daviet

MONT-BLANC | Le dernier né en matière d’environnement dans la vallée présente des analyses de la pollution « alarmantes ».

 

À peine créé, le Coll’air pur santé s’énerve


" [...] Et le collectif n’aura pas attendu longtemps avant de se jeter dans l’arène. Ses membres ont mis la main sur des analyses réalisées par un laboratoire indépendant (lire ci-dessous). Celles-ci montrent « la présence de produits à la toxicité avérée, comme des métaux lourds, pouvant provoquer entre autres mais de manière non exhaustive, des irritations des yeux, de la peau, des voies respiratoires, des leucémies, des cancers en tous genres… »

 

« Ici, c’est la vallée de la mort »

 

Les membres rappellent par ailleurs qu’il n’y a pas de limite en matière de métaux lourds. « La moindre présence est déjà trop. On se cache derrière un écran de fumée en ne prenant en compte que les particules fines mais ici, c’est la vallée de la mort parce qu’on se limite à la réglementation ». Et, au vu des 85 morts reconnus causés chaque année par la pollution, la réglementation, ce n’est pas suffisant…

 

« Des résultats alarmants avec des teneurs élevées en métaux lourds »

 

À peine le collectif créé, il y environ un mois, ses membres ont reçu des analyses réalisées par un laboratoire indépendant, le centre Analytika, commandées par des habitants de la vallée et financées sur leurs deniers personnels. Le Dauphiné Libéré, qui a eu accès à ces informations, a contacté Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique du laboratoire indépendant Analytika pour en savoir plus.

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