Tampons d'hygiène féminine

Plusieurs composés chimiques organiques préoccupants, non précisés sur l'emballage

20-08-2015

Suscitée par la pertinence de la pétition citoyenne lancée par Mélanie Doerflinger, le centre indépendant Analytika a prit l'initiative de procéder au dépistage systématique GC/MS des composants chimiques organiques présents dans plusieurs marques de tampons d'hygiène féminine.

Notre rapport ci-dessous révèle la présence de 20 à 30 molécules chimiques organiques de formulation (nombre variable selon les fabricants : TAMPAX®, NETT®, et CASINO®) qui ne sont pas mentionnées sur l'emballage des tampons d'hygiène.

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Rapport du centre Analytika : composants chimiques organiques de formulation présents dans diverses marques de tampons d'hygiène féminine.
Prélèvements : échantillons de 6 marques de tampons d'hygiène féminine.
Date : 20 août 2015.
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS.
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rapport_150820.pdf
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Réalisé à la demande de la société Dream Way Productions, le dépistage systématique GC/MS dont rapport ci-dessous révèle la présence de plusieurs composés organiques préoccupants dans la formulation des tampons d'hygiène, en particulier :

  • phthalates (perturbateurs endocriniens)
  • substance néo-formée (toxicité non étudiée). 
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Rapport du centre Analytika : composants chimiques organiques toxiques dans les tampons d'hygiène féminine.
Prélèvements : échantillons de 6 marques de tampons d'hygiène féminine.
Date : 20 août 2015.
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS.
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rapport_150820-1.pdf
Document Adobe Acrobat 2.8 MB

Alors que les tampons d'hygiène féminine demeurent en contact prolongé avec la peau et les muqueuses, et que chaque femme les utilisera entre 11.000 et 16.000 fois dans sa vie, leur étiquetage actuel ne mentionne aucune des nombreuses molécules de formulation mises en évidence par nos investigations.

 

La réglementation européenne actuellement en vigueur pour les tampons hygiéniques est celle qui régit la fabrication du simple papier, ce qui autorise les fabricants à cette aberrante forme de mise sur le marché, manifestement inappropriée et probablement pas étrangère au fait que les cas de SCT (Syndrome Choc Toxique ou infection à staphylocoque doré) et d'allergies que le corps médical associe à l'utilisation des tampons semblent en constante augmentation dans le monde.

 

Il paraît légitime de considérer cette réglementation comme inacceptable et d'en exiger la révision : fabrication et mise sur le marché des tampons d'hygiène intime doivent obéir aux mêmes règles que les produits cosmétiques, eux aussi destinés à rester en contact prolongé avec la peau ou les muqueuses.