Décharge VALSUD à Septèmes-les-Vallons

Lourds impacts environnementaux de la décharge VALSUD

À la demande de l'association de riverains ACDSV, alarmée par le niveau insoutenable des odeurs provenant de la décharge VALSUD-VEOLIA, et le dépérissement de la végétation aux alentours, les investigations du centre indépendant Analytika ont débuté fin 2011.

 

Les divers prélèvements et investigations du centre ont portés sur l'air atmosphérique, les eaux de surface et la végétation à proximité du site d'enfouissement d'ordures ménagères VALSUD-Veolia de Septèmes-les-Vallons à la limite du 15ème arrondissement de la ville de Marseille.

 

L'ensemble des investigations du centre Analytika menées depuis 2011 au voisinage de la décharge VALSUD-Veolia démontre le caractère permanent d'une forte pollution de l'air atmosphérique par divers effluents toxiques gazeux et liquides, en particulier le benzène (cancérigène humain connu).

 

Localisée au voisinage du site VALSUD-Veolia, cette contamination de l'air résulte de :

  • la présence sur ce site de déchets industriels toxiques.
  • fuites et débordements des bacs de rétention de lixiviats.

et révèle donc :

  • manque de maîtrise de l'exploitant concernant l'étanchéité du site.
  • absence de contrôle de la nature des déchets entrants 

de cette Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDN) où les déchets industriels dangereux sont illégaux.

NoS investigationS


En dépit de la fréquence des épisodes de fortes nuisances olfactives (régulièrement signalés en vain à la municipalité de Septèmes-les-Vallons) induits par cette gigantesque décharge à ciel ouvert, et du dépérissement de la forêt voisine, aucune mesure scientifique de l'impact environnemental et des effets sur la santé publique n'a encore été réalisée ou rendue publique par les autorités de contrôle en charge de ce site classé ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement).

 

Avant l'intervention du centre Analytika, la population locale ne disposait donc d'aucune information sur l'identité et la toxicité des contaminants chimiques présents dans l'air respiré sur son lieu d'habitation.

 

Si les premières investigations du centre Analytika n'avaient pour objet que de fournir aux habitants des quartiers voisins du site VALSUD d'enfouissement de déchets ménagers un état des lieux, scientifique et qualitatif, l'ensemble des investigations réalisées entre 2011 et 2016 atteste aujourd'hui du lourd impact environnemental de ce site d'enfouissement d'ordures sur tous les compartiments de l'environnement, et surtout du danger que représente cette pollution atmosphérique locale sur la santé des habitants du voisinage, constamment exposés à un air contaminé par de si nombreuses substances cancérigènes et toxiques.

1. Contamination chimique de l'air

2011-2012 : découverte d'une Forte présence de Benzène DANS L'AIR des quartiers de septèmes-les-vallons situés à proximité DE LA DÉCHARGE.

28-11-2011

À l'initiative de l'association ACDSV, deux capteurs atmosphériques passifs ont été installés dans deux propriétés privées à proximité de la décharge VALSUD.

Le centre Analytika a procédé à l'investigation de l'ensemble des contaminants organiques volatils captés, parmi lesquels figurent de fortes teneurs en mercaptans et produits soufrés (à l'origine des nuisances olfactives ressenties jour et nuit par les habitants), mais aussi et surtout en benzène (cancérigène humain connu).

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Rapport Analytika N° 120109 : investigation des contaminants organiques volatils de l'air à proximité de la décharge de Septèmes-les-Vallons (exposition du 28-11-2011 au 09-01-2012)
Prélèvements : air atmosphérique sur capteurs passifs dans 2 propriétés privées à proximité de la décharge VALSUD
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS
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21-05-2012

Devant la gravité de la situation découverte par le centre indépendant Analytika, l'association ACDSV a organisé une réunion publique visant à présenter aux habitants de Septèmes-les-Vallons et à la presse locale les résultats du rapport ci-dessus.

Transmis aux autorités en charge de la surveillance du site (D.R.E.A.L. Paca, absentes lors de cette réunion publique) ce rapport restera lettre morte.

2013-2014 : CAMPAGNES DE MESURE de la qualité de l'air ORGANISÉES ET FINANCÉES PAR VALSUD : confirmation des FORTES TENEURS EN BENZÈNE (OCCULTÉES DANS LE compte-rendu BURGEAP).

Carte des points de prélevements atmosphériques sur capteurs passifs (Radiello)
Carte des points de prélevements atmosphériques sur capteurs passifs (Radiello)

Deux campagnes successives de mesure de la qualité de l'air autour de la décharge de Septèmes-les-Vallons, financées par VALSUD et organisées par le bureau d'études BURGEAP (Groupe VEOLIA) ont été réalisées, du 2 au 16 juillet 2013 puis du 7 au 21 février 2014.

 

Chacune d'elles portait (cf. carte ci-contre) sur cinq points de mesures (P1 à P5) aux limites de la propriété du site VALSUD, et deux points de mesures (P6 et P7) situés sur la commune de Septèmes-les-Vallons, dans les jardins de deux propriétés privées régulièrement exposées aux émanations nauséabondes de la décharge.

Aux points P6 et P7, les dispositifs de prélèvement passif de l'air atmosphérique ont été doublés (disposés par paire, côte à côte au même endroit) et exposées pendant la même durée :

  • un capteur destiné au bureau d'études BURGEAP.
  • un capteur-témoin pour investigations par le centre indépendant Analytika.
07-02-2014 : pose des capteurs au point de prélèvement P6
07-02-2014 : pose des capteurs au point de prélèvement P6

02-07-2013 au 16-07-2013

La première campagne de prélèvements n'a pas pu être exploitée, les capteurs-témoins transmis par BURGEAP n'ayant vraisemblablement pas été exposés....

07-02-2014 au 21-02-2014

Lors de la seconde campagne de prélèvements, le centre indépendant Analytika a donc préféré assister aux opérations de pose et dépose des capteurs.

21-02-2014 : dépose des capteurs au point de prélèvement P6
21-02-2014 : dépose des capteurs au point de prélèvement P6

Signal chromatographique de l'ion m/z=78 caractéristique du benzène.
Signal chromatographique de l'ion m/z=78 caractéristique du benzène.

 L'investigation des contaminants piégés par les capteur-témoins au cours de cette seconde campagne, convenablement exposés, fait l'objet du rapport Analytika N° 140221-1, présenté ci-dessous, qui atteste (entre autres) de la forte teneur en benzène piégé dans l'air par les deux capteur-témoins, confirmant ainsi l'investigation conduite début 2012.

 

La figure ci-contre, extraite de ce rapport, illustre le signal très intense de l'ion caractéristique (m/z=78) du benzène.

 

Les teneurs en benzène aux points de prélèvement 6 et 7 tels que chiffrées dans le tableau de résultats ci-dessous (extrait du rapport BURGEAP) sont incompatibles avec les signaux très intenses obtenus pour le benzène par le centre Analytika sur ses propres capteur-témoins aux mêmes points de prélèvement.

Tableau de résultats extrait du compte-rendu BURGEAP
Tableau de résultats extrait du compte-rendu BURGEAP

De plus, les intensités relatives des signaux du benzène dans les chromatogrammes des 2 capteur-témoins du centre Analytika sont 3,25 fois plus intenses entre les points de prélèvement P6 et P7 : cette différence significative est en totale contradiction avec les chiffres du compte-rendu BURGEAP.

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Rapport Analytika N° 140221-1 : investigation des contaminants organiques volatils de l'air à proximité de la décharge de Septèmes-les-Vallons.
Prélèvements : air atmosphérique dans 2 propriétés privées à proximité de la décharge sur 2 paires de capteur-témoins (exposition du 07-02-2014 au 21-02-2014)
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS
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Compte-rendu BURGEAP (25-06-2014)
Rédigé sans concertation préalable avec le centre Analytika, ce document a été présenté unilatéralement aux représentants de l'association de riverains ACDSV.
Il ne comporte aucun chromatogramme-source susceptible d'étayer les très faibles teneurs en benzène chiffrées dans les divers tableaux de résultats du compte-rendu
compte-rendu_140625-v2_burgeap.pdf
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Alors que les capteurs atmosphériques d'Analytika et de BURGEAP avaient été disposés côte-à-côte au même endroit et exposés pendant la même durée, un écart stupéfiant entre les résultats concernant la présence de benzène ressort de cette campagne conjointe de mesures de la qualité de l'air.

 

De plus, les fortes intensités (absolues et relatives) des signaux correspondant au benzène dans les chromatogrammes obtenus par Analytika (pour ses 2 capteur-témoins aux points de prélèvement P6 & P7) sont absolument incompatibles avec les faibles valeurs numériques figurant dans le compte-rendu BURGEAP.

 

Notre demande de présentation des chromatogrammes-sources issus des capteurs BURGEAP ayant été refusée, le centre indépendant Analytika remet formellement en cause la sincérité des chiffres du rapport BURGEAP relatifs au benzène.

Compte-tenu du caractère alarmant et persistant de la contamination constatée de l'air par le benzène (cancérigène connu), le centre indépendante Analytika refuse de cautionner les conclusions rassurantes du rapport BURGEAP, qui 

  • minore le degré d'exposition des habitants du voisinage
  • passe complètement sous silence les conséquences sanitaires
d'un telle exposition au benzène pour la population du voisinage.

Les teneurs en benzène dans l'air à proximité de la décharge VALSUD ont donc été successivement minorées par le bureau d'étude BURGEAP puis occultées par AIR-PACA

1. Résultats minorées par le bureau d'études BURGEAP (Mandaté par l'exploitant Veolia)

05-07-2014

Article de La Provence : « Les riverains ont la décharge dans le nez »

Récit des divergences entre le bureau d'études BURGEAP mandaté par VEOLIA et le centre indépendant Analytika relatives aux pollutions issues de la décharge VALSUD : l'exploitant n'a pas pris en compte les résultats divergents du centre Analytika, pourtant mandaté par ses soins, relatifs à la présence du benzène dans l'air respiré par les habitants de Septèmes-les-Vallons.

 

Révélation du lien de dépendance entre le bureau d'études BURGEAP et son actionnaire principal, le groupe VEOLIA.

2. Résultats occultées par l'organisme officiel Air PACA (Mandaté par la mairie de Septèmes-les-Vallons)

La présence de benzène dans l'air à proximité du site VALSUD mise en évidence par le centre Analytika a donc été :

  • d'abord minorée par le rapport du bureau d'études BURGEAP 
  • puis occultée par l'organisme officiel Air-PACA (lien vers le communiqué).

Ce communiqué officiel omet de mentionner :

  • le caractère extrêmement préoccupant de la présence de benzène (cancérigène humain connu)
  • la présence des très nombreux autres contaminants organiques volatils toxiques 

dans l'air à proximité de la décharge de Septèmes-les-Vallons.

Les deux chromatogrammes ci-dessous fournis par Air-PACA sont très comparables à ceux obtenus par le centre Analytika. Ils mettent pourtant en évidence ces 60 COV (Composés Organiques Volatils), parmi lesquels le signal le plus intense est celui du benzène, (près de 2 fois plus intense que celui du toluènece qui est extrêmement inhabituel).


Les informations présentées dans les annexes du rapport Air PACA ne permettent pas de vérifier la "chaîne de contrôle" des mesures pour les raisons suivantes :

  • elles portent sur des prélèvements dont la durée a été limitée à 1 semaine.
  • seuls quelques uns des chromatogrammes obtenus sont présentés dans ce document.
  • les quelques chromatogrammes présentés ne comportent aucun horodatage et sont présentés en format normalisé (ce qui empêche toute comparaison quantitative des tracés respectifs).
  • les informations présentées comme les "courbes d'étalonnage" :
    - ne sont pas horodatées,
    - ne comportent pas les résultats numériques des intégrations chromatographiques ayant permis leur construction,
    - ne mentionnent pas l'identité des chromatogrammes (horodatés et intégrés) auxquels les courbes d'étalonnage auraient été appliquées pour conduire à des résultats chiffrés pour la teneur en benzène dans l'air. 

Le risque sanitaire grave que représente une exposition prolongée aux vapeurs de benzène (cancérigène humain connu) pour les riverains de la décharge VALSUD a donc été :

  • minoré dans le rapport publié par le bureau d'études BURGEAP à la demande de VALSUD
  • carrément occulté dans le communiqué publié par Air PACA à la demande de la mairie de Septèmes-les-Vallons

La publication d'un communiqué de presse officiel aussi rassurant et incomplet constitue un abus de confiance.  

Documents associés :

2. Contamination chimique des sols et des eaux de surface

LE BENZÈNE EST AUSSI présent dans les lixiviats des bassins de rétention

21-02-2014

L'observation d'écoulements permanents à l'extérieur du site de la décharge VALSUD, à des débits pouvant devenir considérables pendant les épisodes de fortes pluies, a conduit l'association de riverains ACDSV à s’interroger aussi sur l'impact environnemental de ces fuites en provenance de la décharge VALSUD.

 

Le centre Analytika a donc procédé aux dépistages systématiques des contaminants chimiques de deux échantillons liquides prélevés le même jour (repères jaunes sur la vue aérienne ci-dessous), à proximité des bacs de rétention, respectivement à l'intérieur et à l'extérieur de part et d'autre de la clôture du site Valsud :

  • écoulement liquide à l'extérieur de la clôture du site VALSUD.
  • lixiviat (jus de décharge) prélevé dans un des bassins de rétention du site VALSUD, remis par l'exploitant.
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Rapport Analytika N° 140221-2 : comparaison de la composition chimique des lixiviats et de l'écoulement prélevé à l'extérieur du site VALSUD-VEOLIA à proximité des bassins de rétention.
Prélèvements : 2 échantillons liquides (21-02-2014)
Lieux : Repères jaunes de la vue aérienne ci-contre du site
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS
rapport_140221-2.pdf
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Nos investigations sur ces 2 échantillons (rapport ci-dessus) conduisent à des chromatogrammes identiques : l'existence de fuites et/ou de débordements des bassins de rétention vers l'extérieur du site VALSUD vers l'extérieur ne fait donc aucun doute.

 

De plus, le benzène figure aussi parmi les contaminants chimiques organiques dont la présence à forte concentration est particulièrement notable dans ces deux échantillons liquides, comme illustré ci-contre.

 

Superposition des fragmentogrammes de l'ion m/z=78 caractéristique du benzène
Superposition des fragmentogrammes de l'ion m/z=78 caractéristique du benzène

Ce constat est primordial car :

  • il explique les teneurs alarmantes en benzène de l'air atmosphérique détectées à plusieurs reprises depuis 2012 par le centre indépendant Analytika dans les quartiers de Septèmes-les-Vallons proches de la décharge VALSUD.
  • il atteste de l'origine locale de ces vapeurs de benzène, qui résultent de l'évaporation du benzène présent à l'état liquide parmi des déchets industriels, alors que ce site d'enfouissement n'est censé recevoir que des ordures ménagères.

Rien ne permet de penser que des déchets industriels ne continuent pas d'être introduits sur le site VALSUD parmi les ordures ménagères autorisées, puisque aucun contrôle n'est exercé par l'exploitant sur le contenu des nombreux camions et semi-remorques qui y pénètrent : seule la pesée du chargement et le contrôle de sa radioactivité éventuelle sont effectués.

Bien qu'aucune investigation portant spécifiquement sur des échantillons de sols prélevés au voisinage du site VALSUD n'ait été réalisée, il apparaît donc inéluctable que les contaminants détectés dans les eaux de surface s'y accumulent au fil du temps.

3. Dépérissement de la pinède à proximité du site VALSUD

L'observation du dépérissement localisé et de la mort d'un grand nombre des pins situés sous les vents dominants à proximité de la décharge VALSUD de Septèmes-les-Vallons, a poussé les membres de l'association ACDSV à tenter d'en comprendre les causes.

1. Analyse de l'Air dans la pinède voisine de la décharge : Forte TENEUR EN Benzène

Chromatogramme illustrant la très forte teneur en benzène dans l'air de la pinède voisine.
Chromatogramme illustrant la très forte teneur en benzène dans l'air de la pinède voisine.

11-01-2014

Le centre Analytika a donc installé un capteur atmosphérique passif dans cette pinède voisine et procédé au dépistage systématique GC/MS.

 

Les contaminants piégés sur ce capteur révèle la présence dans l'air de 20 contaminants volatils différents, dont plusieurs cancérigènes, et parmi lesquels figure le benzène à forte teneur, comme illustré par le chromatogramme ci-contre, extrait du rapport Analytika N° 140111 ci-dessous.

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Rapport Analytika N° 140111 : investigation des contaminants organiques volatils présents dans l'air de la pinède à proximité du site VALSUD.
Prélèvement : air dans la pinède à proximité du site VALSUD, sur capteur passif type Radiello (11-01-2014)
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS
rapport_140111.pdf
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France 3 Marseille (04-04-2013) : de la mort des pins à proximité de la décharge VALSUD

2. INVESTIGATION des aiguilles de pins : Le benzène probablement à l'origine de la mort des arbres

11-05-2016

À la demande de l'association ACDSV, le centre Analytika a procédé au dépistage systématique GC/MS de la composition chimique organique des aiguilles prélevées respectivement sur des pins sains et malades (à proximité de la décharge et spécifiquement sous les vents dominants).

 

La comparaison des chromatogrammes obtenus met en évidence des variations considérables de composition de la sève, qui attestent de profondes modifications du métabolisme des pins exposés aux vapeurs de benzène libérées par la décharge voisine.

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Rapport Analytika N° 160511 : investigation des composants chimiques des aiguilles prélevées sur des pins respectivement sains et malades à proximité de la décharge Valsud
Prélèvements : aiguilles de pins respectivement saines et malades à proximité de la décharge VALSUD (11-05-2016)
Méthode analytique : dépistage systématique GC/MS comparatif
rapport_160511.pdf
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Les effets toxiques de fortes concentrations de benzène sur le métabolisme des végétaux sont connus et documentés : http://www.gardenguides.com/121019-effects-benzene-plants.html

 

La NASA a constaté que de nombreuses plantes absorbent et éliminent efficacement le benzène de l'air intérieur des habitations ou des bureaux, et les plantes d'intérieur peuvent être considérés comme des « purificateurs d'air ».

Cependant, en concentrations plus élevées dans l'air, dans le sol ou dans l'eau, le benzène inhibe la photosynthèse et bloque la division cellulaire normale de la plante et sa croissance. 

 

Une exposition excessive à la forme gazeuse du benzène peut suffoquer les plantes en déplaçant le dioxyde de carbone nécessaire à leur métabolisme, amenant au dépérissement de la plante ou de l'arbre, et à une mort certaine.

En vue d'apporter une explication scientifique au dépérissement inquiétant et localisé au voisinage et sous les vents dominants de la décharge de Septèmes-les-Vallons constaté sur l'espèce indigène des pins d'Alep, au sein de zone classée 'Natura 2000' du massif de l’Étoile, la forte teneur en benzène observée dans l'air de la zone dans laquelle les pins dépérissent constitue donc une piste à privilégier pour les recherches botaniques complémentaires requises.

Documents associés :

 

Article traitant du rapport accablant de l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique de la Gendarmerie Nationale) à propos des sites d'enfouissement d'ordures ménagères en région PACA :

http://www.laprovence.com/article/societe/4244520/dechets-letat-deterre-un-scandale-bien-enfoui.html

La presse en parle


Septèmes-les-Vallons : cette décharge qui fait scandale

TF1 (Le 13h) | Reportage de B. Guénais, Philippe Fontalba et Sylvain Fargeot

Cela fait des années que les habitants sont à bout.

 

A Septèmes-les-Vallons, les déchets s’accumulent dans cette décharge "qui pollue" la vie des habitants. 250.000 tonnes de déchets y sont déversés chaque année, entraînant des odeurs pestilentielles.

 

Reportage du 13h de TF1 (07-03-2017) "Septèmes-les-Vallons : cette décharge qui fait scandale"

Source: http://lci.fr/societe/bouches-du-rhone-cette-decharge-qui-fait-scandale-a-septemes-les-vallons-2028343.html

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La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur malade de ses déchets

AFP (Marseille) | Enquête de Julie Pacorel

Des tonnes de plastique recyclable mais non recyclé, des déchets dangereux dans des installations non homologuées, ou encore des gravats de chantiers déversés au bord de la route: la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est débordée par ses déchets.

 

Décharges en Paca : situation alarmante


Alors qu'en moyenne en France, 270 kilos de déchets par an et par habitant ne sont pas recyclés, en Paca le tas d'ordures non "valorisées" grimpe à 400 kilos par an et par habitant, selon l'Observatoire régional des déchets.

 

Un état des lieux constaté au quotidien par ses habitants, et confirmé par une enquête de la DREAL, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, fin novembre. Les services de l’État ont inspecté sans préavis les 15 décharges de Paca, et leur conclusion est alarmante: plus de la moitié sont en infraction. Plusieurs procès-verbaux ont été transmis aux procureurs de la République.

 

Eric Legrigeois, directeur adjoint de la Dreal explique "Derrière ces contrôles inopinés, l'idée était de s'assurer de la qualité des déchets admis et des contrôles d'accès, on a vu des bennes entières d'emballages plastique, des pneus dans des installations de stockage qui ne doivent accueillir que des déchets dits ultimes, qui ne peuvent pas être recyclés. Les contrôles d'accès sont très lacunaires: les exploitants de décharge sont dans une logique de remplir rapidement leur installation pour le moindre coût, et une personne qui contrôle à l'entrée toute la journée représente des frais".

 

Un gâchis pour le recyclage, mais aussi un risque pour l'environnement. Des déchets dangereux (chimiques, explosifs ou infectieux) y entrent parfois sans problème.

Un exemple : la décharge Valsud dans les Bouches-du-Rhône


Sur les hauteurs de Septèmes-les-Vallons, au nord de Marseille, des nuées d'oiseaux signalent la décharge Valsud, gérée par Veolia. Depuis des années, les riverains s'inquiètent du niveau insoutenable des odeurs provenant de la décharge et du dépérissement de la végétation aux alentours.

 

Un laboratoire indépendant saisi par les  habitants, Analytika, a démontré "une forte pollution du site et des alentours par divers effluents toxiques gazeux et liquides, en particulier le benzène, un cancérigène humain connu".

 

Le laboratoire met en cause la présence sur le site de déchets industriels toxiques ainsi que des "fuites et débordements des bacs de rétention de lixiviats (eau pluviale polluée)". Analytika a aussi constaté un dépérissement des arbres dans la partie de pinède située à proximité immédiate du site de Valsud.

 

"Pas étonnant", réagit une source proche du dossier, qui relève des "problèmes de sécurité, d'accès". La décharge, qui doit fermer en 2022, "n'a pas tout ce qu'on demande aujourd'hui" en matière d'étanchéité des sols, ajoute-t-elle.

 

En 2011, Valsud avait été mise en demeure car elle avait augmenté sa capacité d'accueil sans en avoir informé la DREAL. Aujourd'hui la direction de Veolia assure que le site de Valsud n'a "aucun problème d'étanchéité et qu'aucun vidage n'a lieu sans la présence du contrôleur à déchets". D'après ses propres tests, "aucune pollution n'est avérée".

 

Pour Jacky Bonnemains, porte-parole de l'association écologiste "Robin des bois": "il faut que les gens et les gestionnaires comprennent qu'en envoyant n'importe quoi dans les décharges, ils contribuent à polluer les eaux souterraines et à propager des incendies".

 

Dans certaines installations non sécurisées, la présence de déchets combustibles comme des pneus fait en effet courir des risques: "on a eu plusieurs incendies l'été dernier sur des décharges, avec le vent ça va très vite", raconte Eric Legrigeois.

 

"Pas un pour rattraper l'autre"

 

Certaines décharges sont gérées par des collectivités, d'autres par des entreprises privées. Mais, comme l'a confié à l'AFP un fonctionnaire sous couvert d'anonymat, parmi ces opérateurs privés, "il n'y en a pas un pour rattraper l'autre". Jacky Bonnemains souligne "une espèce de connivence entre collectivités et exploitants de décharges car une décharge qui se remplit rapporte beaucoup d'argent".

 

Mais pour le porte-parole écologiste, le problème relève surtout d'"un laisser-aller qui commence chez les individus, se poursuit dans les déchetteries puis les décharges". La région Paca "vient de loin", insiste Jacky Bonnemains, qui trouve une excuse à ses 5 millions d'habitants : les 30 millions de touristes par an, dont 15 millions de campeurs, "de gros producteurs de déchets". 

 

L'appropriation des gestes de tri, notamment du côté des jeunes, serait encore balbutiante dans la région, selon M. Bonnemains. L'association France Nature environnement (FNE) souligne aussi "un manque de clarté et d’harmonisation au niveau régional concernant la collecte: signalétique, consignes…".

 

Mais les plus gros producteurs de déchets restent "les industriels qui vont aller là où ça coûte le moins cher, quitte à cacher 20% de déchets dangereux au fond d'une benne de déchets ultimes", pointe du doigt le directeur adjoint de la Dreal.

 

La disparité des installations sur le territoire est aussi source de mauvaises pratiques. "Il faut que chacun prenne sa part", note Eric Legrigeois. Les Alpes-Maritimes, qui ne comptent pas d'installation, continuent ainsi d'envoyer une grande partie de leurs déchets dans les Hautes-Alpes et les Bouches-du-Rhône.

 

"Les collectivités ont du mal à se saisir de ce sujet, qui n'est pas porteur électoralement", explique-t-il. Las de parcourir des kilomètres, certains entrepreneurs peu scrupuleux déchargent leurs gravats, bidons et ferrailles dans des terrains vagues, comme dans ce stade de Marseille, dans le quartier Saint-Menet, transformé en décharge sauvage.

 

Les Régions héritent avec la loi NOTRe de la compétence de programmation des équipements de regroupement, de tri, de valorisation et de traitement ultime des déchets. La Région Paca a voté un programme "Zéro plastique en décharge en 2020", notamment à l'aide d’un bus d’éducation à l’environnement dans les communes littorales cet été.

 

FNE, qui déplore que l'économie circulaire n’ait pas du tout été abordée dans les plans départementaux, pour favoriser le réemploi, le recyclage, l’éco-conception, espère que la Région prendra cet aspect en compte dans son plan de gestion, et travaillera en concertation avec les associations écologistes.

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La décharge de Septèmes indésirable mais prolongée

La Provence | Article de Audrey Savournin

Créée en 1976 à deux pas du 15e arrondissement de Marseille, la décharge Valsud de Septèmes-les-Vallons est une Installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND). En clair, un centre d’enfouissement de 54 ha exploité par Veolia Environnement dans le cadre d’une convention avec la mairie de Septèmes, propriétaire du terrain, à qui est versé un loyer annuel d’environ 1million d’euros.

 

Recevant au départ 4000 tonnes de déchets septémois par an, elle recueille aujourd’hui 250.000 tonnes, provenant à 25% d'autres départements contre 60% ces dernières années, après un arrêté limitatif. Et les 150 camions qui s’y rendent chaque jour le font par les quartiers nord de Marseille. Au grand dam des riverains qui, au-delà des nuisances, estiment que ce tracé est dangereux et que cette installation fait courir un risque sanitaire à un large bassin de population.

 

Sans être entendus jusque-là. Le plan de prévention et de gestion des déchets non dangereux approuvé en décembre dernier par le département, après une enquête publique contestée, a prolongé la vie de Valsud de 2022 à 2026.

Les riverains désespèrent de voir fermer le site dont la durée de vie a été prolongée à 2026.

 

La décharge Valsud de Septèmes, exploitée par Veolia Environnement, fermera-t-elle en 2026 ? Avant ? Après ? Les membres de l’ACDSV (Association contre la décharge de Septèmes-les-Vallons) se le demandent avec de plus en plus d’insistance. Car au-delà du va-et-vient des poids-lourds et des mauvaises odeurs persistantes, ils dénoncent depuis plusieurs années un "risque sanitaire" pour la population des quartiers nord de Marseille comme de Septèmes.

 

D’autant que des prélèvements réalisés pour l’ACDSV fin 2011 par le laboratoire Analytika pointent la présence, sans la quantifier, de nombreux polluants dans l’air et l’eau aux abords du site. En particulier du benzène qui "inquiète vraiment" Bernard Tailliez, qui a effectué les analyses. "On parle d’un agent mutagène, cancérigène et reprotoxique !" s’emporte-t-il. "On a nous aussi retrouvé des polluants (Ndlr: Veolia a également fait faire des analyses) mais inférieurs aux seuils tolérés", tempère Frédéric Clément, le directeur de Valsud, qui estime en outre tout mettre en œuvre pour limiter les émissions de gaz.

 

Et si c’est insuffisant pour les riverains, cela semble convenir au conseil départemental puisque le plan de prévention et de gestion des déchets non dangereux qu’il a adopté en décembre dernier, sous l’ère Guérini, prolonge la durée de vie de Valsud de 2022 à 2026… Sans que Veolia n’ait (encore?) rien demandé. "Nous avions estimé la saturation du site à mars 2022 mais on a pris du retard sur le remplissage donc on pourrait aller au-delà. S'il reste de la place d’accord, mais ce n’était pas notre objectif", assure Frédéric Clément.

 

Est-ce à dire que la place pourrait manquer d’ici 2026 ? Ou au contraire qu’il pourrait en rester à cette échéance ? "Les calculs sont toujours en cours. Tout est à regarder." La seule demande effectuée à ce jour porte sur la valorisation de 120.000 tonnes de mâchefers, dont une partie servirait à recouvrir les déchets. Une obligation quelque peu négligée à en croire l’ACDSV qui dénonce le choix d’un matériau potentiellement polluant en lieu et place de simple terre… Et qui n’en voit plus la fin. D’autant qu’"une fois fermée, ça restera une décharge pendant encore 30ans…", le temps de la "post-exploitation", rappelle son président Daniel Piéri.

 

"C’est du business, estime le député Henri Jibrayel (PS), tant que ça tombe, on prolonge. C’est à l’État de prendre ses responsabilités." Ce que réclame aussi la sénatrice maire des 15e et 16e Samia Ghali (PS) qui a sollicité la ministre de l’Environnement. Après une réunion avec un conseiller de Ségolène Royal et l’ACDSV en décembre, deux ingénieurs ont été missionnés sur place pour enquêter sur les problèmes environnementaux comme de sécurité que pose l’exploitation de la décharge. À commencer par l’itinéraire emprunté par les camions dans les quartiers Nord, qui pourrait être revu via Septèmes. L’ACDSV attend également une rencontre avec le préfet.

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Septèmes-les-Vallons : Les riverains ont la décharge dans le nez

La Provence | Article de Delphine Tanguy

"Au beau milieu de la nuit, vous suffoquez, vous avez envie de vomir", rapporte Daniel Pieri. Ses voisins renchérissent : depuis quelques semaines, ils souffrent de maux de gorge, d'yeux irrités. Les odeurs pestilentielles venues du centre d'enfouissement technique (CET) de Septèmes pourrissent la vie des riverains.


Hier, ils organisaient une réunion à laquelle participaient des élus tels Henri Jibrayel ou Roland Cazzola, des présidents de CIQ comme Gérard Marletti ou Lydia Fretzel.

 

Discrètes, dans la salle, les chargées de communication de Véolia Environnement (Valsud) prennent des notes mais se gardent bien d'intervenir. Seuls parleront le toxicologue Bernard Tailliez, mandaté avec son laboratoire, Analytika, par les habitants, et Daniel Pieri, président de l'Association contre la décharge de Septèmes les Vallons (ACDSV).


Œuf pourri
"On veut le savoir : est-ce qu'on risque quelque chose à respirer ça?" tonne soudain un voisin, très remonté. "Ça", c'est de l'hydrogène sulfuré à la caractéristique odeur d’œuf pourri. Il émane des dégazages nécessaires menés par Véolia sur la décharge depuis des semaines. Issu de la macération des déchets organiques, ce biogaz nauséabond est effectivement très irritant. Voir létal dans de fortes concentrations (dégagé par les algues vertes qui souillent les côtes bretonnes, par exemple) et/ou des espaces confinés.


Toutefois, "ici, ce n'est pas dangereux", nous a affirmé Frédéric Clément, le responsable d'exploitation de la décharge. Ce sont "seulement les flux thermiques entre la mer et la terre" qui renverraient les relents pestilentiels vers les vallons des Peyrards et des Tuves, notamment. "Il faut que le préfet vienne dans l'arène, maintenant, que des études soient menées" a réclamé le député PS Henri Jibrayel lors de la réunion. Lors de la récente visite à Marseille de Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, la sénateur maire PS Samia Ghali lui avait fait la même requête.


Fin 2011, Analytika avait mis en évidence, sans pouvoir en préciser la concentration ni la provenance, la présence de 18 polluants dans l'air et 38 dans l'eau aux abords de la décharge. Ce rapport avait jeté le trouble : Véolia avait ensuite accepté que soient menées, deux fois par an, des campagnes de captage d'air en plusieurs points du voisinage.

En juillet 2013 et février 2014, sur une période de 14 jours, le groupe avait mandaté Burgeap (lire ci-dessous) pour réaliser cette étude : "Nous sommes en dessous des seuils admis", se réjouit Frédéric Clément, résultats en main. Bref, le risque sanitaire serait écarté. Dans une volonté d'apaisement, Véolia avait également financé la campagne de mesures parallèle d'Analytika.

 

Or, Bernard Tailliez le soutient aujourd'hui, "nos résultats sont incompatibles avec ceux de Burgeap. Véolia a fait une moyenne de ses relevés qui ne rend pas compte du pic de présence de benzène que j'ai constaté." Ces mesures n'ont pas non plus été menées en période de dégazage. "On n'a pas les moyens d'investiguer davantage", admet Daniel Pieri. Inquiets, les riverains ne comprennent pas que le préfet ne diligente pas, ici, une enquête "indépendante". La seule à même de dissiper leurs craintes.


Derrière les capteurs, deux laboratoires mais aussi... deux poids et deux mesures


À 71 ans, Bernard Tailliez est à la tête du petit laboratoire indépendant -et non-certifié- Analytika, installé à Cuers, dans le Var. Volontiers alarmiste, Bernard Tailliez s'est plusieurs fois mis au service d'associations. En 2000, après le naufrage de l'Erika, il soutient que les bénévoles nettoyant les côtes ont été exposés à des substances plus toxiques que ce qu'affirme Total. Ses conclusions sont sévèrement réfutées par un collège d'experts.

 

Plus tard, une étude de l’École nationale supérieure agronomique de Toulouse (Ensa) pointera néanmoins elle aussi un risque mésestimé par les autorités. À Septèmes, Analytika a été payé par Veolia pour mener sa propre analyse en parallèle de celle confiée à Burgeap, le laboratoire mandaté directement par Veolia environnement.


Poids lourd de l’ingénierie de l'environnement, il a notamment travaillé sur les sites pollués d'Euroméditerranée. Depuis 2009, Burgeap appartient au groupe européen Burgeap Igip Holding SE. Demeter Partners, un fonds de placement à risque spécialisé dans l'environnement, porte et finance son développement. Veolia environnement est l'un des principaux actionnaires de ce fonds.

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Décharge de Septèmes-les-Vallons : « Nous sommes littéralement gazés »

La Marseillaise| Article de Mireille Roubaud

Septèmes. Les riverains dénoncent les nuisances de la décharge.

 

Odeurs nauséabondes, maux de tête... Les riverains de la décharge de Septèmes-les-Vallons n'ont pas manqué hier de témoigner des nuisances dont ils s'estiment victimes lors d'une conférence de presse organisée à l'initiative de l'ACDSV (Association contre la décharge de Septèmes-les-Vallons).

 

En cause, les émanations de gaz issus de la fermentation des déchets, l'association remettant en cause le système de traitement de ces derniers établi par l'exploitant du site Veolia. « Nous sommes obligés de fermer les fenêtres en plein été, ces odeurs sont insupportables, à en avoir des maux de ventre, nous voulons savoir ce que nous respirons » s'indigne Daniel Piéri, président de l'association qui craint également une éventuelle pollution de la nappe phréatique. D'autant que « la durée d'exploitation du site, qui traite actuellement 250 000 tonnes de déchets par an en provenance des départements voisins doit durer jusqu'en 2022 » précise- t-il.

 

Ce dernier a exigé que la campagne de mesure de la qualité de l'air menée par Veolia, avec l'installation de capteurs l'été et l'hiver dernier soit étendue aux maisons voisines. Dans le même temps, l'ACDSV a fait réaliser une étude par un laboratoire indépendant, Analytika.

Sans vouloir donner de chiffre, son directeur, Bernard Tailliez est particulièrement alarmant et remet en cause les résultats présentés par Veolia lors d'une réunion avec l'association le 25 juin dernier. « On a une concentration de benzène qui crève le plafond, du chloroforme » assure-t-il. Autant de toxiques qui n'ont rien à faire dans une décharge d'ordures ménagères poursuit-il.

 

Le préfet sollicité

 

Également présent, Henri Jibrayel, député PS, a indiqué avoir alerté le préfet et obtenu un rendez-vous en septembre. « Mais nous devons passer à la vitesse supérieure, que l'État mette les moyens avec une visite sur place, je vais le relancer » promet-il, tandis que les riverains demandent à ce que soit conduite une étude épidémiologique.

 

De son côté, Frédéric Clément, responsable d'exploitation du site reconnaît les nuisances mais rappelle que depuis début 2013, Veolia travaille avec l'association. « Nous avons eu des problèmes les trois dernières semaines de juin liés à des travaux de dégazage qui sont désormais terminés, explique-t-il, mais les résultats présentés le 25 juin dernier respectent les seuils fixés par l'organisation mondiale de la santé ». Une nouvelle rencontre est prévue avec l'ACDSV en septembre prochain.

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