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Pollution dans la vallée de l’Arve : les habitants veulent une plus grande transparence

Le Messager (Faucigny) | Article de Mathieu Gaillac et Fred Manneveau

Quelques semaines après la publication d’un rapport qui fait état « de teneurs très élevées en métaux lourds » dans des poussières collectées au sol à Passy, la demande de transparence quant à l’air que l’on respire dans la vallée se fait de plus en plus insistante.

 

Cet hiver se déroule dans un climat plus serein que l’an dernier. Mais la problématique de la pollution reste, bien sûr, au cœur des préoccupations, dans la vallée de l’Arve. Il y a quelques mois, la mobilisation de la population avait marqué les esprits. Aujourd’hui, alors qu’une citoyenne a commandé des analyses à un laboratoire basé dans le Var pour mesurer la qualité de l’air, la population réclame plus de transparence concernant les études et les relevés qui sont menés sur le territoire.

 

Des plaintes déposées contre X à Chedde

 

Témoin de cette mobilisation citoyenne, une trentaine de personnes s’est réunie, samedi 10 février, devant la brigade de gendarmerie de Chedde, afin de procéder à un dépôt de plainte qui sera transmis au procureur de Bonneville pour le motif suivant : Mise en danger d’autrui, risque immédiat de mort ou d’infirmité par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence. « Ce sont des plaintes contre X, précise l’une des membres du collectif Coll’ Air Pur , à l’origine de cette action. Notre objectif, c’est de faire bouger les choses, d’avoir des analyses plus larges. »

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La montagne sous un grand manteau de pollution

L'Imprévu | Article de Benjamin Hourticq

Environnement | Au pied de Chamonix et du massif du Mont-Blanc, la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, est l’une des dix zones les plus polluées de France. Si, cet hiver, la pluie a permis d’éviter que les polluants ne stagnent dans l’air, les inquiétudes de la population ne se sont pas évaporées. Un an après un pic de pollution de trente-cinq jours et quelques mois après une visite interministérielle, les habitants ont toujours la tête dans le smog.

 

« L’air de notre vallée est mortel… »

 

C’est une poussière épaisse qui colle à la la carte postale. Quasiment au pied du Mont-Blanc et de son massif, symboles de pureté, une nappe laiteuse couvre la vallée de l’Arve (74). C’est ici, quelques kilomètres en aval d’un des patrimoines naturels les plus hostiles à l’homme, que 150 000 personnes baignent dans l’une des atmosphères les plus toxiques de France. Ce territoire de 1 224 kilomètres carrés fait partie des dix zones françaises* dans le collimateur de la Commission européenne depuis 2015, épinglées pour non-respect des valeurs limites des particules fines. Au niveau national, toutes les institutions ont tiré la sonnette d’alarme et de nombreux rapports accablent la vallée de l’Arve. Le dernier en date, celui de Santé publique France, pose un grave constat : chaque année, 85 personnes meurent dans la vallée à cause des particules fines PM2,5.

(*) La vallée de l'Arve surveillée par la Commission européenne  Parmi les onze territoires visés par la Commission européenne pour non-respect des valeurs limites des particules fines, on retrouve des villes comme Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Nice, Toulon et Douai-Béthune-Valenciennes ; mais aussi des zones urbaines comme de Provence Alpes-Côte d’Azur. La Martinique en fait également partie. La vallée de l’Arve est le seul territoire à être rural.

 

Depuis plusieurs années, tous les voyants sont donc au rouge et cette atmosphère inquiétante ne laisse pas indifférents les habitants de la vallée. Certains, lassés de l’inaction politique, se sont regroupés au sein du collectif Col’air pur. Samedi 10 février, une quarantaine d’entre eux se sont réunis devant la gendarmerie de la commune de Passy, afin de déposer une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Notre objectif est d’alerter sur la pollution de la vallée », explique Muriel Auprince, l’une des membres du collectif et habitante de la commune de Saint-Gervais.

 

Cette diététicienne à la retraite n’en est pas à son premier coup d’essai. Il y a deux ans, elle avait déjà déposé la même plainte. « Cette fois, le procureur a dit aux gendarmes de recevoir toutes les plaintes, c’est déjà une bonne nouvelle », se réjouit cette grand-mère, revigorée par l’annonce quelques jours plus tard d’une initiative similaire à Fos-sur-mer. Avec la garantie de plusieurs dizaines de procédures, Muriel Auprince s’attend à ce qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer si des négligences sont à l’origine de ces épisodes de pollution chronique dans la vallée.

 

Cette action médiatique n’est que le dernier chapitre d’une affaire qui anime la vallée de l’Arve depuis plusieurs années déjà. « L’air de notre vallée est mortel », lançait dans le JT de 20 heures de France 2, le 15 février 2015, Frédéric Champly, médecin chef du service des urgences des hôpitaux de Chamonix. Ce lanceur d’alerte avait établi ce constat en recevant en consultation des enfants victimes de crises d’asthme « sans qu’ils aient de terrain allergique ni d’infections ». Ce qui a déclenché sa suspicion, ce sont les réponses des parents eux-mêmes : « Mais c’est normal docteur, on est en période de pollution…»

 

Le lendemain de ce reportage télévisé qui a sévèrement écorné l’image d’un territoire basé sur l’économie de la montagne, Frédéric Champly réalise qu’il a brisé un tabou : « Des élus me sont tombés dessus, parce qu’il ne fallait pas toucher à l’image de la vallée. L’un d’entre eux a même demandé une sanction auprès de l’ordre des médecins », raconte le praticien. Celui qui a présenté une « candidature citoyenne » aux législatives de 2017 dénonce également une « omerta et une volonté politique de ne pas froisser l’image de la vallée, car on nous vend le rêve de ‘la montagne à l’état pur’. »

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« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 » En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique

Le Dauphiné Libéré (Haute-Savoie)| Article de Julien Piccarreta et Amélie Daviet

MONT-BLANC | En réaction à des analyses indépendantes, le député Xavier Roseren demande un comité scientifique.

 

« C’est une évidence qu’il faut surveiller les PM 2,5 »


Alors même que pour la première fois depuis dix ans, le pays du Mont-Blanc est passé sous la barre des 35 jours autorisés de pollution aux particules fines PM10 en 2017 -grâce aussi à une météo particulièrement portée sur la pluie en fin d’année- la pollution continue d’émouvoir.

 

Dans notre édition du 14 janvier, nous avons publié en effet les résultats d’une étude menée par le centre Analytika, laboratoire d’analyses indépendant. Bernard Tailliez, chercheur et gérant du laboratoire en question, y expliquait notamment que les capteurs d’air qu’il a posés en août au niveau de la zone des Egratz, à Passy, montrent la présence de métaux lourds dans les poussières à un niveau qu’il qualifie d’« alarmant ».

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions »

 

Des données en apparence inédites et qui ont eu un effet “coup de pied dans la fourmilière”… bien que très peu de communications aient jusque-là été faites officiellement (lire par ailleurs).

 

« Je suis étonné que cela n’ait pas provoqué davantage de réactions », note d’ailleurs le député Xavier Roseren, ajoutant que « si c’est vraiment vrai (sic), alors c’est grave ». Au vu de ces résultats, l’élu LREM et ancien maire des Houches demande, entre autres, que de nouvelles mesures soient réalisées pour « faire vérifier de manière contradictoire et transparente » les données d’Analytika. 

 

Une réaction que recherchait de toute évidence le Coll’air pur santé. Car c’est par l’intermédiaire de ce collectif, commanditaire des analyses réalisées par le laboratoire Analytika, que les données récentes ont été rendues publiques.

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Pollution de l'air à Frontignan : « La santé des Frontignanais restera la variable d’ajustement »

Midi Libre | Article de Simon-Jacques Trigano

Entretien. Bernard Tailliez, fondateur du centre indépendant d’analyses Analytika missionné par le maire pour scruter la pollution de l’air ne croit pas en l’efficacité du système mis en place par l’État.

 

« Aucun sérieux. Ce n’est pas un laboratoire agréé et il n’est même pas expert auprès des tribunaux, c’est faux » Suite à ces propos tenus par le sous-préfet Philippe Nucho (rapportés dans l’édition Midi libre du 7 octobre 2017), lors de la dernière conférence de presse en mairie de Frontignan relative à la pollution de l’air sur la commune, le centre Analytika a souhaité apporter des « éclaircissements sur ce préoccupant dossier ». Entretien avec Bernard Tailliez, fondateur et directeur scientifique du centre.

 

Pourquoi n’avoir aucune accréditation officielle ?

 

Créé en 1991, Analytika n’est pas un laboratoire dépendant des services de l’État mais un centre d’investigation privé, spécialisé dans les questions de contaminations chimiques. Afin de conserver la plus totale indépendance vis-à-vis des autorités comme des acteurs industriels, le centre n’a donc jamais sollicité d’agrément ou d’accréditation. Nos activités se concentrent d’ailleurs précisément sur les domaines qui échappent aux contrôles des laboratoires accrédités, publics ou privés.

 

Le mode de surveillance de l’air actuel vous paraît-il inadapté ?

 

Le réseau Atmo (ici Atmo Occitanie NDLR), sur lequel s’appuient les autorités pour évaluer la pollution de l’air atmosphérique et communiquer auprès du grand public est une fédération d’associations régionales dont la gouvernance est présentée comme collégiale. Il s’agit en réalité d’une structure péri administrative dirigée par les services de l’État (DREAL et Préfecture) et cofinancée par une dotation ministérielle d’une part et les cotisations des industriels pollueurs adhérents au réseau Atmo d’autre part.

 

L’interprétation des rares études scientifiques conduites par cet organisme administratif est donc orientée par des considérations de développement économique et de protection de l’emploi, au détriment des enjeux de santé publique. Constituant de fait un lobby de défense des intérêts industriels au détriment de l’intérêt général, les conclusions orientées d’Atmo ne peuvent en aucun cas servir de base à une véritable politique locale de santé publique.

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Pollution de l'air dans la vallée de l'Arve : Communiqué du centre Analytika à propos de nos dernières investigations

Communiqué du centre Analytika | Investigations dans la commune de Passy :

Sollicité par des habitants de la vallée de l’Arve via le collectif citoyen « Coll'Air pur », le centre Analytika a récemment rendu public son rapport d’investigation sur la contamination chimique d'échantillons d'air et de poussières, prélevés durant l’été 2017 sur la commune de Passy en Haute-Savoie.

 

En révélant la présence de métaux toxiques (aluminium, zinc, cuivre, chrome et nickel) en proportions alarmantes dans les poussières, et de composés organiques volatils (COV) soufrés malodorants dans l’air, nos investigations par spectrométrie de masse attestent de l'origine essentiellement industrielle de la pollution.

 

Nous saluons ici la démarche du collectif citoyen « Coll’Air pur » ainsi que la mairie de Sernoz, qui ont choisi de recourir aux compétences privées du centre indépendant Analytika, afin de répondre avec une plus grande précision aux questions d'identification des pollutions.

 

Ce nouvel éclairage sur l’identité des polluants atmosphériques présents dans la vallée de l’Arve devrait aider les services de l’État dans l’évolution de leurs méthodes de contrôle de la pollution, ainsi que dans la révision du futur plan d’action visant à améliorer la qualité de l’air dans la région.

 

Ces préoccupations sur la qualité de l’air sont partagées par de nombreux autres élus des communes de France, comme en attestent nos précédentes investigations à Carnoules (83), Septèmes-les-Vallons (13), ou Frontignan (34).

 

La vocation du centre Analytika est d’apporter une expertise scientifique indépendante au service des populations et de leurs élus locaux sur toutes ces questions de contamination chimique.

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Pollution de l'air à Frontignan : conférence de presse et mobilisation de la préfecture et des agences gouvernementales

Communiqué du centre Analytika | Investigations sur la pollution industrielle dans la ville de Frontignan

Le Midi-Libre du 07-10-2017 / Isabelle Jupin
Le Midi-Libre du 07-10-2017 / Isabelle Jupin

Suite à la conférence de presse organisée à l’hôtel de ville de Frontignan le 5 octobre 2017, le centre indépendant Analytika se félicite de l’annonce des mesures de suivi de la pollution de l'air et de la mobilisation tant attendue des diverses agences gouvernementales dont 'Santé Publique France'.


Nous saluons la démarche du maire Pierre Bouldoire et du service Environnement de sa ville qui ont depuis longtemps compris l'intérêt grandissant du recours à des compétences privées indépendantes pour mieux répondre aux questions d'identification des pollutions.

 

Ce sont -entre-autres- de telles expertises indépendantes qui ont permis au maire de stimuler les autorités et leurs agences régionales pour qu'elles mesurent enfin les risques effectivement encourus par la population.

 

Les préoccupations du maire de Frontignan concernant la salubrité de l’air respiré par les habitants de sa commune sont partagées par de nombreux autres élus des communes de France.

 

La vocation du Centre Analytika est d’apporter une réponse scientifique indépendante aux légitimes demandes des populations et de leurs élus locaux sur toutes ces questions de contamination chimique.

 

Nos investigations démontrent régulièrement leur caractère stimulant auprès des agences gouvernementales.

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Le centre Analytika Dans la presse